C’est pratiquement une mini kermesse précisément au quartier Anunga dans la commune de Matete, alors que sa dépouille se trouve encore à Rabat au Royaume Chérifien où il a rendu l’âme. Il s’agit bien du célèbre catcheur congolais Louis Edingwe Mapima Moto na Ngenge.
Une autre connotation
Chaque début vespéral, l’endroit choisi pour observer le deuil d’Edingwe, au quartier Anunga (Ndlr : où se situe la résidence familiale) se transforme de plus en plus à une mini-kermesse. Si la famille éplorée est très consternée par la disparition de leur être cher, ce n’est pas le cas pour tout le monde dans la mesure où chaque personne fait ce qui lui semble bon. C’est devenu un lieu des retrouvailles, de négoce et diverses autres activités. Vingt-quatre heures après l’annonce de la disparition du celui qu’on appelle affectueusement “Champion”, les tentes ont été installées, et le lendemain, c’est la surprise générale ! On assiste d’une part, à la vente des boissons frelatées et d’autre part, des tables sont installées pour permettre à quelques personnes de siroter la bière en toute quiétude. Sur les différentes tables, on retrouve des boissons locales, des whiskys. Des grillades sont aussi rendez-vous. Sans nul doute, ce deuil a pris une autre connotation. Cela est devenu une habitude sur cet endroit.
Engouement total !
Il convient de souligner que les terrasses qui se trouvent aux encablures de la résidence familiale, n’hésitent à recourir aux chansons de la musique mondaine et cela tient en haleine les clients. Par contre, dans la résidence familiale, ce sont les chansons chrétiennes qui sont balancées chaque soir. Quelques chansons traditionnelles sont également jouées par le DJ. Dans le but d’honorer sa mémoire, un ring a été érigé sur la chaussée qui sépare le quartier Anunga et celui de Mongo, et plusieurs combats sont prévus par les natifs de la commune de Matete. Chaque soir, l’engouement est total ! Sur place, on retrouve diverses personnes. C’est devenu un moment des retrouvailles entre catcheurs toutes tendances confondues. Selon un Matetois et féru du catch, c’est premièrement sa commune qui a perdu un grand catcheur, même s’il est de renommée internationale. Néanmoins, tout a commencé à l’ONU Britannique. Notre champion mérite des obsèques dignes de son nom.
Négligé de son vivant ?
Dans une vidéo qui circule sur les réseaux, de son vivant, Edingwe Moto na Ngenge avait déclaré qu’il souhaitait être enterré au cimetière de Kimbanseke, pas question de la Nécropole entre Terre et Ciel, tout simplement parce que personne ne songeait à lui, alors qu’il était vivant. Ebembe na nga ekoboya soki bakundi nga na cimetière ya Kimbanseke te (traduisez : ma dépouille refusera s’il ne s’agit pas d’être inhumé au cimetière de Kimbanseke).
Aussitôt rentré au pays, le patron du Sport congolais Didier Budimbu est allé au chevet de la famille biologique pour un réconfort, après la disparition de ya Eddy. Le ministre des Sports et Loisirs n’est pas allé mains bredouilles : des vivres et autres étaient dans sa gibecière. Le célèbre catcheur congolais Edingwe Mapima, alias « Mototo na Ngenge », est décédé à l’âge de 73 ans. Né à Kinshasa, Edingwe a passé son enfance et sa jeunesse dans la commune de Matete avant de se lancer dans le catch dans les années 1970. Il s’est fait un nom grâce à son style unique.
Le Gouvernement, à travers le ministère des Sports et Loisirs, avait évacué en urgence celui qui s’était surnommé « Edingwe Mutu na Ngenge », la figure emblématique du catch congolais, au Maroc pour une meilleure prise en charge depuis le jeudi 12 décembre 2024.
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