Qu’aurait été l’existence des congolais sans le fleuve Congo ? Un fleuve reliant tous les quatre points cardinaux du pays à partir des hauts-plateaux du Katanga à plus de 1420 mètres d’altitude en passant par le Kivu, la province orientale, l’Equateur, le Bandundu avant de terminer sa course plus bas dans le Kongo Central à une basse altitude en se jetant dans l’Océan Atlantique avec un débit puissant et régulier.
La source du fleuve Congo, du nom de Lualaba dans le Katanga, va au fur et à mesure de son parcours s’agrandir et de se gonfler grâce à ses affluents qui feront sa puissance et sa régularité. Espace géographique qu’on appelle le bassin du fleuve Congo, la cause même des convoitises occidentales pour la libre circulation et échanges commerciaux dans cette zone qualifiée d’indépendante.
Donc qui n’appartiendra à personne ni même aux autochtones congolais. Le bassin du fleuve Congo serait aussi une sorte de porte-malheur pour les Congolais qui, finalement débouchera à la partition de l’Afrique à plusieurs États colonisés. Pourquoi le fleuve Congo est-il une providence pour les autochtones congolais ?
Tout abord pour la survie de la population congolaise, le fleuve Congo étant une industrie artisanale qui fait vivre les populations riveraines par la pêche par la consommation et la vente des poissons. Une tradition ancestrale et séculaire. Le fleuve Congo constitue une réserve inépuisable d’eau douce. Pêcheur par tradition, la pêche était mon activité de prédilection pendant les vacances ( grandes et petites).
On partait pour une période de pêche relativement longue. On préparait de la nourriture avec l’eau du fleuve, on se baignait et on en buvait sans conséquence pour la santé. Avec le temps, je me suis posé la question : pourquoi l’eau du fleuve Congo était- elle donc potable ? Et aujourd’hui encore ?
La réponse : c’est parcequ’elle n’était pas stagnante, elle coulait de suite à son puissant courant, difficile donc pour les bactéries de former un foyer de contamination, contrairement aux eaux stagnantes de tranchées et caniveaux de la capitale. Foyers de larves de moustiques. Les eaux du fleuve Congo se purifie d’elle- même et par elle- même. Une vraie merveille de la nature et environnementale.
Le manque de créativité et d’intelligence a fait en sorte qu’il y ait une récurente pénurie d’eau à Kinshasa; les robinets sont à sec alors que le fleuve Congo continue de couler au nez et à la barbe des kinois sans qu’elle soit captée préfèrant acheter les eaux de bouteilles minérales. Un peuple inconscient très appauvri par son propre gouvernement.
À l’allure où vont les choses, les Congolais verront un jour leur fleuve dévier pour aller renflouer les eaux du nil avec des conséquences désastreuses sur l’environnement. Les inciviques nous gourvernent. Attention ! Congolais, buvez les eaux du fleuve Congo, votre dernière chance vu que ceux qui vous gouvernent sont incapables de vous amener les eaux du fleuve dans vos robinets.
Les Occidentaux ont raison de consommer les eaux traitées dans les bouteilles vu la quantité de carbone déversée dans l’atmosphère par les cheminées de leurs industries, qui finissent par polluer leurs eaux de rivières, ruisseaux et fleuves. Raison pour laquelle ils évitent de consommer les poissons péchés au hasard sans un contrôle de service de santé compétent.
Congolais, le fleuve Congo votre dernière chance ! Nzambe asi asala kala.
Dary Abega / Lobjectif.net













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