Le Chef de l’État ordonne une mobilisation générale des institutions pour porter sur toutes les tribunes internationales la demande de reconnaissance officielle des massacres de masse qui ont décimé la population, en particulier dans l’Est de la RDC. Une stratégie unifiée et coordonnée par la Première ministre doit désormais être déployée.
Le Président Félix Tshisekedi a fait de la reconnaissance internationale des génocides commis en RDC une priorité stratégique de l’État. Lors du 75ᵉ Conseil des ministres, il a instruit le gouvernement, sous la coordination de la Première ministre, de mobiliser toutes les institutions pour une offensive diplomatique et mémorielle sans précédent. L’objectif est de mettre fin à la dispersion des initiatives et de construire un plaidoyer unifié et incontestable.
Une coordination rigoureuse sera assurée entre les principaux ministères concernés. Le ministère des Droits humains est chargé de documenter et consolider les preuves historiques et juridiques des crimes. Le ministère de la Communication, quant à lui, devra diffuser un narratif officiel cohérent, tant au niveau national qu’international, pour porter la voix des victimes.
Au-delà de la quête symbolique de reconnaissance, cette initiative vise la justice, la mémoire et la réparation. Le gouvernement est mandaté pour inscrire cette cause à l’agenda des grandes instances comme l’Union africaine et les Nations unies. Il s’agit d’obtenir un engagement ferme de la communauté internationale face à l’ampleur des tragédies subies par le peuple congolais.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR












