Depuis l’annonce de la nomination du nouveau ministre d’état à la justice au tempérament agité et ambitieux Monsieur Constant Mutamba Tungunga, les spéculations vont bon train quant aux véritables motivations derrière cette décision audacieuse du chef de l’État congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Alors que la réécriture constitutionnelle sera sans nul doute le nouveau sujet brûlant de la scène politique nationale, certains observateurs se demandent si ce choix est une tactique délibérée pour tester les limites de ce jeune loup aux dents longues ou s’il s’agit d’un stratagème plus profond visant à déverrouiller les portes des mandats présidentiels consécutifs.
Le ministère de la Justice, traditionnellement un bastion de conservatisme et de prudence, se retrouve soudainement propulsé sur le devant de la scène, chargé de mener à bien une mission délicate et potentiellement explosive. La révision constitutionnelle, loin d’être une simple réforme technique, sera l’enjeu majeur de la politique nationale, suscitant à la fois espoirs et craintes au sein de la population.
Certains voient dans cette nomination une manière pour le président de la république de tester les limites de ce jeune ministre ambitieux, le laissant porter seul le poids des décisions controversées qui pourraient découler de cette réécriture constitutionnelle. En cas d’échec, il sera éternellement mis devant ses déclarations controversées du temps où il servait Joseph Kabila avec zèle.
En cas de réussite, tout le crédit sera à l’actif de l’actuel chef de l’état qu’il qualifia de manière arrogante, hautaine et condescendante dans une émission avec la journaliste Paulette kimuntu. D’autres y voient un calcul politique plus subtil, une tentative de gagner du temps en repoussant l’échéance des réformes institutionnelles majeures tout en gardant un oeil sur l’horizon des mandats présidentiels.
Quelle que soit la véritable intention derrière ce jeu de chaises musicales politiques, une chose est sûre : le ministère de la Justice est désormais au centre d’un bras de fer politique d’une intensité rare. Le jeune loup aux dents longues devra faire preuve de finesse et de diplomatie pour mener à bien sa mission sans enflammer davantage les passions déjà vives au sein du pays.
Dans ce contexte de tension extrême et de défis colossaux, une seule certitude demeure : le jeu politique est lancé, et seul l’avenir dira si le coup de poker du chef de l’État s’avérera être un pari gagnant ou une audace fatale. Le simple fait de donner ce poste régalien à ce transfuge de la Kabilie est un acte d’une condescendance infamante.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













