Dans une ère où l’ignorance se déguise en audace, le ministre provincial de la Culture et des arts se démarque par son mélange périlleux entre les rôles sacrés de chef de chefferie et de tradi-praticien. Alors que la mission première d’un chef de chefferie consiste à protéger les terres pour perpétuer un héritage culturel séculaire, le tradi-praticien œuvre à un tout autre dessein.
Au cœur de cette confusion réside une ignorance qui dépasse les frontières de la tolérance. En effet, à un niveau de responsabilité aussi crucial, confondre ces rôles essentiels n’est pas seulement une erreur, c’est un acte aux conséquences potentiellement criminelles. Le patrimoine ancestral, façonné par des générations, est mis en péril par une méprise aussi grave.
L’heure est venue de rappeler au ministre provincial que sa mission va bien au-delà des cercles du pouvoir politique. Elle réside dans la préservation et la transmission d’un héritage immatériel, dans le respect des traditions et des terres qui ont vu naître et grandir des communautés entières. C’est vrai que l’ignorance rend audacieux et son acte irréfléchi en est une preuve éloquente.
Il est impératif que chaque détenteur de charge publique comprenne et respecte le poids de l’histoire et des croyances anciennes qui tissent la trame de nos sociétés. L’ignorance peut parfois sembler audacieuse, mais à ce niveau de responsabilité, c’est avant tout un devoir de sagesse et de respect envers ceux qui nous ont précédés qu’il faut étaler.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













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