Dans un pays où l’absence totale de politique préventive en santé persiste, le paradoxe est flagrant : le ministère de la santé, sous l’égide de son excellence Monsieur le ministre de la santé Samuel-Roger Kamba Mulamba, met en avant la prévention dans son intitulé. Pourtant, malgré cette noble intention affichée, le bilan après 10 mois d’exercice soulève des interrogations légitimes quant aux actions concrètes menées pour réduire les dépenses curatives en République Démocratique du Congo.
Au fil des décennies, la prévention en santé a été négligée, voire ignorée, reléguant la RDC à des coûts exorbitants en matière de soins curatifs. Alors que l’attention se tourne vers une nouvelle mandature exécutive, l’impératif d’établir une politique publique de santé axée sur la prévention devient crucial pour ouvrir un nouveau chemin. En effet, sans des mesures préventives efficaces, le système de santé congolais reste vulnérable aux crises sanitaires et aux défis croissants de santé publique.
En définitive, le ministre de la santé de la RDC Monsieur Samuel-Roger Kamba se trouve face à un défi de taille : concilier l’intitulé prestigieux de son ministère avec des actions tangibles et durables en matière de prévention. Son bilan après 10 mois au ministère est inexistant dans ce domaine. Nul n’est capable d’énumérer une seule action aussi infime soit-elle dans ce secteur. Il est nécessaire et inévitablement utile de scruter son absence de bilan pour évaluer sa capacité à transformer les aspirations en réalités, et à placer la prévention au cœur des politiques de santé pour le bien-être de tous les citoyens congolais.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













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