Dans un souffle de renouveau depuis la rentrée parlementaire, l’Honorable Vital Kamerhe, Président de l’Assemblée Nationale de la République Démocratique du Congo, s’est levé comme une voix prophétique au sein de la plénière, annonçant une ère nouvelle pour un pays longtemps éprouvé par les abus et les injustices.
Sa déclaration résonne tel un appel vibrant à la conscience nationale, une invitation à la refondation de l’État congolais, à la lumière de principes éthiques et de justice sociale. Par ce geste audacieux, il ne se contente pas de poser un acte administratif ; il soulève un débat fondamental sur la souveraineté et la dignité du peuple congolais.
Dans un contexte où l’exploitation des ressources naturelles est souvent synonyme de dépossessions et de souffrances pour la population locale, l’Honorable Président Vital Kamerhe a eu le courage d’instruire le Ministre des Mines Kizito Pakabomba sur la nécessité impérieuse de retirer les militaires et policiers, qui gardent en violation de la loi des entreprises étrangères, notamment chinoises, dans nos précieuses zones minières.
Sa plaidoirie pour le retrait des ces gardes, remplacés par une police des mines respectueuse des lois, n’est pas seulement une mesure administrative : c’est un acte de réclamation de notre patrimoine. En exigeant le départ des étrangers des sites miniers, il rappelle que ces terres, riches de promesses et de potentialités, appartiennent avant tout aux Congolais.
Les applaudissements nourris qui ont suivi son intervention témoignent d’un élan collectif, d’une prise de conscience d’un peuple fatigué de voir ses richesses exploitées sans retour bénéfique. L’iconoclasme de cette déclaration réside dans son audace à s’opposer à des pratiques ancrées et protégées par des autorités souvent complices.
Vital Kamerhe, en tant que Mwalimu, ne se contente pas de faire entendre la voix de la légalité ; il incarne le désir ardent d’un peuple qui aspire à une justice sociale, à une redistribution équitable des richesses, et à un respect absolu de la loi. Son discours se veut une clé de voûte, une fondation sur laquelle reconstruire la nation, libérée des chaînes de l’exploitation.
La déclaration du “Pacificateur” Kamerhe est un cri de ralliement pour tous ceux qui croient en une RDC souveraine, où la dignité humaine est mise au cœur des préoccupations politiques. Elle appelle à la mobilisation des consciences, à la prise de responsabilité collective pour bâtir un avenir où chaque Congolais peut jouir de l’héritage laissé par ses ancêtres, sans crainte d’être spolié.
Ainsi, l’intervention de l’Honorable Vital Kamerhe est bien plus qu’une simple déclaration officielle : elle est le catalyseur d’une révolution tant attendue, un phare éclairant la voie vers une refondation de l’État congolais. C’est un moment historique qui pourrait marquer le début d’un nouveau chapitre, où la voix du peuple, portée par des leaders visionnaires, pourrait enfin se faire entendre et respecter.
Que cette déclaration serve d’inspiration pour de futures générations, car la refondation de l’État n’est pas seulement une question de lois, mais une question de cœur, d’identité et de dignité. On ne peut pas servir deux maîtres. C’est avéré pour ceux qui protègent le pillage de nos ressources qu’il est difficile, voire impossible, de concilier leurs intérêts égoïstes avec l’intérêt général de notre peuple.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













