Accompagné d’une forte délégation composée de diverses personnalités, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde séjourne actuellement à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu.
Objectif, évaluer l’état de siège instauré par le Chef de l’État pour lutter contre l’insécurité grandissante dans la partie Est de la RDC. Le Chef du Gouvernement a présidé une réunion d’évaluation de l’état de siège élargi aux députés nationaux, membres de la commission défense et sécurité et le commandement militaire. 11 mois après, faire le point des progrès accomplis, des difficultés rencontrées et de la situation générale de la province. Cette visite d’évaluation intervient au moment où le mouvement rebelle M23 reprend ses activités. Et pourtant, le M23 a été vaincu depuis plusieurs années. L’occasion faisant le larron, le Premier Ministre Sama Lukonde a encouragé lundi 11 avril à Goma, les acteurs humanitaires à continuer de collaborer étroitement avec les services de l’Etat dans leur mission d’assister la population. Sama Lukonde a aussi rendu un vibrant hommage à l’ancienne Première dame appelée affectueusement ” Mama Wa Roho” , première femme au monde à avoir construit une cathédrale grandiose pour Dieu. Cette cathédrale de 3500 places sera inaugurée par le Saint Père lors de sa visite pastorale en RDC au milieu de l’année en cours. D’ailleurs, le Chef du Gouvernement en a profité pour visiter le chantier de la cathédrale ” Maman Wa Amani” (Entendez mère de paix).
L’actuelle mission du premier ministre dans les provinces sous état de siège est la « vérification sur le terrain des rapports du gouvernement sur l’état de siège, après 15 prolongations par la chambre basse du parlement », estime les membres de la commission défense et sécurité de l’assemblée nationale. Le premier ministre se retrouve donc dans ces provinces à la demande de la chambre basse du parlement, avec dans sa délégation, les président et Vice President, Bertin Mubonzi (photo), Jacques Djoli et le rapporteur Martin Tshipama. L’objectif est la restauration de la paix et de l’autorité de l’état dans ces provinces. « Il faut que le gouvernement nous donne un plan de sortie de crise de cet état de siège », déclare le député Bertin Mubonzi.
« Nous sommes conscients que la situation est très complexe, depuis plus de 20 d’ingouvernabilité. Certes aujourd’hui cela va mieux, mais comment pérenniser ces efforts et, que cela soit par une prolongation ou d’autres solutions, mais nous devons savoir, principalement de l’armée, quand et comment tout cela va se terminer », dit encore le député Jacques Djoli. On ne peut pas décréter l’état de siège sans avoir tout planifié, cet état de siège ne peut pas perpétuellement être prolongé alors que, par exemple à Goma, « il n’y a pas d’obligation de maintenir des populations dans pareille ambiance de « guerre sans guerre ».
Avant de quitter Goma, le premier ministre a d’ailleurs reçu ce mardi les députés provinciaux, dont les activités sont à l’arrêt.
A l’aube de 2023, année électorale, une question pour eux se pose avec acuité pour les élus locaux, « qu’allons-nous dire à nos électeurs d’un mandat législatif à demi effectué sans savoir si et quand de positifs résultats seront au rendez-vous ».













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