Au cœur de la capitale kinoise, le quartier Salongo dans la commune de Limete se distingue par un paradoxe frappant : malgré la présence de quatre cabines électriques, l’obscurité règne en maître, plongeant ses habitants dans un sombre désarroi. Les coulisses de cette énigme révèlent un scandale d’une ampleur inquiétante, orchestré par des acteurs locaux sans scrupules.
Les responsables du centre CVS Kinshasa, point de perception Kingbwa 2, Cabine 917-04, en collusion avec les équipes de raccordage locales et les agents commerciaux, organisent des ventes au marché noir de départs uniques, tarifés entre 2000 et 2500 dollars. Ce commerce illicite crée une division cruelle au sein de la communauté : sur une rue de 60 maisons, seules 4 à 6 parcelles bénéficient d’une électricité stable, laissant les 54 à 56 autres plongées dans une obscurité perpétuelle.
Dans un quartier comptant près d’une une centaine de rues de 60 parcelles chacune, l’agence locale s’approprie de manière frauduleuse des sommes astronomiques, spoliant la SNEL de l’équivalent de 12 millions de dollars. Ces pratiques corrompues privent non seulement les habitants de Salongo de leurs droits élémentaires, mais sapent également les efforts considérables déployés par le Directeur Général Fabrice Lusinde pour réhabiliter la SNEL et offrir un service électrique fiable à la population.
Monsieur SEM Lusinga, responsable du service technique (Kingabwa TP) serait d’après les rumeurs la caution morale de ces infamies. Se contentant de prendre son vin devant le bureau en lieu et place d’organiser des descentes sur le terrain pour s’imprégner de ce qui se passe réellement disent de lui la centaine d’habitants du quartier Salongo que nous avons pu interroger.
Le technicien Botuli et l’agent commercial Blanchard seraient tous deux les bras armés de cette entreprise spoliatrice. Ce sont eux qui organiseraient les équipes de raccordement locales. Certains témoignages soulignent qu’un raccordement à partir d’un départ unique se négocierait à 250 dollars. Cette situation révoltante ne peut demeurer sans réaction des autorités de la SNEL.
Cette situation révoltante met en lumière les profondes fissures du système, révélant l’ampleur des pratiques malveillantes qui gangrènent les fondations même du quartier. Face à cette injustice flagrante, il est impératif que la lumière soit faite sur ces manigances obscures et que des mesures drastiques soient prises pour mettre fin à cette exploitation insidieuse. Le combat contre la corruption et le détournement de fonds ne peut être remporté qu’à travers une volonté collective de transparence, d’intégrité et de responsabilité.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













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