Dans une vidéo virale capturée sur les réseaux sociaux, le sénateur Jean Bakomito Gambu, candidat à sa propre succession au sénat et au Gouvernorat de la province du Haut-Uélé a suscité une onde de choc en fredonnant sur la chanson “Esaü” de JB Mpiana, révélant un côté iconoclaste de sa personnalité politique.
Ce qui frappe dans cette séquence n’est pas seulement sa performance musicale, mais surtout l’entourage qui l’entoure, une garde politique rapprochée constituée d’individus s’enivrant de whisky, bière, vin et autres liqueurs fortes. Ces cinq années passées au Sénat semblent avoir été dédiées exclusivement à la jouissance, sans aucun bilan législatif tangible à présenter.
Accorder le Gouvernorat à ce sénateur, déjà titulaire de mandats de député provincial et national, soulève des questions cruciales sur l’engagement politique et la représentation démocratique. Avec des aspirations multiples et des responsabilités éparpillées, la question de sa capacité à être présent de manière effective sur tous les fronts se pose.
L’absence de don d’ubiquité l’obligerait à déléguer et à placer des agents pour gérer les affaires publiques à sa place, soulevant ainsi des inquiétudes légitimes quant à la transparence et à la gouvernance démocratique. Cette situation soulève une interrogation fondamentale : est-ce là le type de leadership politique que les électeurs, les députés provinciaux et la population en général désirent ?
Au-delà des apparences et des discours, cette vidéo met en lumière les contradictions d’un système politique où la représentation semble se confondre avec la démesure et où les enjeux de pouvoir prennent parfois le pas sur la responsabilité publique. L’irresponsabilité politique du député provincial, national, sénateur, gouverneur, président du barreau d’Isiro, président de l’ARDC et autres aggravera la situation dramatique actuelle.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













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