Le taxi moto, c’est le moyen de transport essentiel pour circuler dans la ville de Moanda, située au bord de l’Océan Atlantique, dans la province du Kongo central. Depuis quelques années, les taxis motos gagnent du terrain au détriment des taxis et taxis bus dans cette ville côtière.
Supermarché des taxis moto
La circulation des taxis motos est visible, à travers cette ville côtière du Kongo central. Du matin au soir, il est difficile de voir un taxi ou taxi bus en circulation dans les différentes artères de Moanda. Ceci s’explique aussi du fait que plusieurs routes de Moanda ne sont pas asphaltées. Il y a des endroits où les taxis motos sont en mesure d’arriver facilement. Pour la population de cette contrée, c’est révolu dans la mesure où en prenant une moto, le client est en mesure d’arriver à destination, quelle que soit la distance, quel que soit l’état des routes. Selon une dame, lorsque tu prends une moto, seule comme passagère, le motocycliste ne s’arrête point en cours de route pour prendre un autre client. Alors qu’à Kinshasa, c’est le contraire. A Moanda, le passager est déposé, selon son souhait. Tous les préalables sont définis entre le client et le motocycliste avant l’embarquement en vue d’éviter l’imbroglio à la fin de la course.
Il convient de souligner que les taxis motos permettent aux vendeuses du marché de Moanda qui habitent les villages lointains comme Nsiamfumu de rejoindre leur lieu de négoce en toute quiétude.

Des cas d’accidents
Selon une source digne de foi, malgré l’ampleur des taxis motos, il ne se passe pas un jour sans que l’on enregistre un cas d’accident de circulation causé par ce moyen de transport. Des personnes interrogées par le cabinet d’études du marché renseigne que 36% ont dit avoir déjà connu un accident de moto, et 62% disent avoir des proches victimes d’accident. Aussi, 53% des personnes ont dit avoir perdu des proches à cause des accidents de moto, tandis que 47% disent n’avoir jamais connu de tels drames.
Un prix raisonnable
À en croire un motocycliste, la course d’un taxi moto revient à 500 CDF, lorsqu’il s’agit d’un court trajet, et surtout pendant la journée. Dans des heures tardives, le prix varie, soit 1000 DCF. En ce qui concerne de longs trajets, la course se négocie à 2000 CDF. C’est le cas d’un passager qui prend une moto au niveau du bâtiment administratif du territoire de Moanda, pour aller jusqu’à Incat (un lieu de négoce de carburant). Contacté par votre rédaction, un motocycliste a fait savoir qu’à la clôture de la journée, le versement est fixé à 15 000 DCF, soit une équivalence de USD 5,5. Malgré la panoplie de motocyclistes dans la ville, chacun atteint son plafond. Il n’a pas hésité à évoquer les difficultés dont la plupart de motocyclistes font face ce dernier temps à Moanda.
Face à l’insécurité
Depuis un certain temps, la population se trouve en insécurité orchestrée par des « kulunas » et des bandits à mains armées. Cette situation a créé une psychose dans le chef de la population. « Face à cette situation, beaucoup de motocyclistes évitent de travailler la nuit pour ne pas être victime. Au regard de cette situation, beaucoup de nos collègues ont perdu leurs motos, voire même leurs biens », a révélé ce motocycliste. Il est à noter que l’année dernière, le Conseil provincial de sécurité avait pris une décision à la suite de nombreux cas d’insécurité enregistrés à Moanda.
La population invite les décideurs à asphalter les routes pour une bonne circulation des taxis motos, à travers toute la ville de Moanda.
OS












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