Plus rien ne rassemble les deux hommes. Le gouverneur de la ville de Kinshasa Gentiny Ngobila et le président de l’Assemblée provinciale Godé Mooy se regardent en chiens de faïence.
L’un cherchant à tout prix la tête de l’autre et vice-versa. Ngobila n’entend pas se faire abattre alors que Godé Mpoy remue ciel et terre pour affronter le patron de l’exécutif.
La rixe politique entre les deux leaders de la capitale congolaise prend des proportions inquiétantes puisqu’elle s’invite désormais sur le terrain de la kinoiserie. Qui est plus kinois que l’autre ? Les dernières piques de Ngobila ont traversé la ville.
Dans une vidéo devenue virale sur réseaux sociaux, Gentiny Ngobila qualifie implicitement Godé Mpoy de « faux pasteur » et même de « faux kinois ». « Il y a ceux qui sont venus à Kinshasa à l’âge adulte, hébergé chez leur oncle », a insinué le gouverneur Gentiny Ngobila en lingala cette semaine.
La poignée des mains exhibée le week-end dernier entre les deux hommes avait clairement laissé voir l’hypocrisie du spectacle. Puisque les deux lascars avaient maintenu leurs courroux réciproques. Lors de cette séance photographique forcée, les deux « ennemis politiques » avaient laissé transparaître toutes les insuffisances du rapprochement.
Le conflit serait profond. L’un refusant de lâcher l’exécutif et l’autre ne jurant que sur le reversement de l’exécutif par voie démocratique. Les deux Kinois, l’un de naissance ou de jeunesse et l’autre de grande réputation sapologique (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), se détestent et veulent en découdre.
Avec une capitale transformée en ring de karaté, peut-on espérer à une grande moisson électorale abondante ?. Félix Tshisekedi à quelques mois de la campagne présidentielle de décembre 2023 doit s’attendre à quels résultats de la part de ses autorités ?
En outre, Mpoy accusait Ngobila de gérer avec « légèreté » le litige Afriland et lui demandait de le fixer avant le 15 juin quant à son règlement. Le président de l’Assemblée provinciale avait également envoyé des messages aux députés provinciaux.
Peut-on alors espérer à la fin imminente de cette guerre ? Ou il faut l’implication des autorités de leur plateforme ( Union sacrée ) ?… Plusieurs préoccupations qui du reste manquent même des simples hypothèses.
La guerre sera longue et populaire disait Mzee Laurent-Desiré Kabila.
Djodjo Mafuku












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