Dans la République Démocratique du Congo, un crime impalpable mais dévastateur se perpétue dans l’ombre : le vol temporel.
Alors que l’économie mondiale se repose sur la transformation des énergies, les ressources naturelles de la RDC servent de véhicule à une énergie mémorielle immémoriale, incarnée par ses précieuses richesses naturelles, notamment l’énergie juvénile de son peuple, la résilience de ses territoires et la volonté d’unité de toutes ses populations qui agissent comme le corps et le support physique de cette mémoire collective.
Les politiques congolais, au lieu de protéger ces richesses intangibles, s’en rendent coupables en exploitant ces ressources pour leur propre bénéfice, dérobant ainsi le temps du peuple congolais. Ce crime va bien au-delà d’un simple vol matériel, car il s’attaque à l’essence même de la nation : son passé, son présent et son avenir. En privant le peuple de son temps, les dirigeants congolais commettent l’acte le plus effroyable qui soit, sapant ainsi l’âme même de la nation.
Il est grand temps que le monde prenne conscience de cette réalité effroyable et se mobilise pour mettre fin à cette spoliation du temps congolais, qui va bien au-delà de la simple exploitation des richesses naturelles. Ce n’est qu’en reconnaissant et en condamnant ce vol temporel que la RDC pourra retrouver sa force, son identité et sa capacité à façonner son propre destin.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













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