Au cœur de la République Démocratique du Congo, une anomalie flagrante déchire le voile d’un système politique opaque et corrompu, révélant un enchevêtrement de crimes et de privilèges.
Comment est-il concevable qu’un candidat, Jean Bakomito Gambu pour ne pas le citer, discrédité pour fraude électorale par la Cour Constitutionnelle, puisse non seulement braver une interdiction de six ans d’inéligibilité imposée par la loi, mais également se présenter témérairement comme candidat sénateur indépendant ?
La loi électorale congolaise est claire : en cas d’invalidation pour fraude, des poursuites judiciaires devraient s’ensuivre à l’encontre du délinquant fraudeur, le condamnant à une période conséquente d’inéligibilité. Pourtant, dans un tour de passe-passe juridique aussi troublant qu’incompréhensible, ce candidat discrédité par la justice semble naviguer dans les eaux troubles de la politique congolaise avec une aisance déconcertante.
La supercherie atteint des sommets lorsque l’on considère les exigences pour se présenter en tant que candidat indépendant : le paiement d’une caution nominative. Le remplacement d’un candidat indépendant par un autre est strictement interdit par la loi électorale congolaise. Ainsi, la question devient inévitable : comment un candidat invalidé peut-il se substituer frauduleusement à un indépendant et prétendre à sa place, ayant miraculeusement réglé la caution au même instant ?
Cette saga électorale soulève des questions cruciales sur l’intégrité du processus démocratique en RDC. Une incohérence juridique abyssale se dessine, mettant en lumière les failles béantes d’un système politico-judiciaire gangrené par la malversation et la manipulation. Alors que la démocratie devrait être le pilier de la nation, elle semble vaciller sous le poids de l’injustice et de l’impunité.
Il est grand temps de mettre un terme à cette farce électorale, de rétablir l’équité et la transparence, et de rendre à la justice congolaise sa légitimité et son autorité. L’avenir de la démocratie en RDC dépend de notre capacité à dénoncer ces abus flagrants et à réclamer des réformes profondes pour préserver l’intégrité de nos institutions et le respect de la volonté populaire.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain/ Consultant senior cabinet CICPAR













0 Comments