L’éducation gratuite, consacrée par la Constitution congolaise (Article 43), est un pilier fondamental de la reconstruction de la RD Congo. Pourtant, dans les territoires illégalement occupés par les terroristes du RDF/M23 soutenus par le Rwanda, ce droit et acquis constitutionnel est délibérément violé avec cynisme par le RDF/M23 dans une stratégie de déstabilisation.
La tentative de supprimer la gratuité de l’enseignement ne constitue pas seulement une attaque contre les enfants congolais, mais aussi une violation flagrante de l’Accord de Principes de Doha, qui exige le respect de la Constitution congolaise. Cette dernière garantit le droit à l’éducation gratuite pour tous les enfants. Mise en œuvre par le Président Félix Tshisekedi, la gratuité a permis à des millions d’enfants d’accéder à l’école.
Ce qui réduit les inégalités sociales et favorise l’inclusion. La ministre d’État Raïssa Malu a renforcé cette politique via un plan stratégique incluant la construction d’écoles, la formation des enseignants, et la distribution de matériel scolaire. En 2025, le taux de scolarisation a atteint 85% dans les zones gouvernementales, contre moins de 20% dans les zones sous contrôle RDF/M23.
L’Accord de Doha exige explicitement le respect de la Constitution congolaise et la protection des civils. En imposant des frais scolaires et en détruisant des infrastructures éducatives, le RDF/M23 sape délibérément cet accord, révélant son mépris pour le droit international et la paix. Les rapports d’Human Rights Watch et d’Amnesty International documentent comment le RDF/M23 utilise l’éducation comme arme de guerre.
Le RDF/M23 pille des écoles en les utilisant comme bases militaires ou centres de torture. Il y a recrutement forcé d’enfants, enrôlés de force dans les rangs des milices. Plus grave, il instaure une propagande ethnique en introduisant de programmes scolaires niant l’identité congolaise. Les enfants traumatisés par les violences et privés d’école risquent de devenir une génération perdue. C’est peut-être l’objectif poursuivi pour alimenter le cycle de la violence et de la pauvreté.
Lors du Briefing Presse de ce jeudi 4 septembre 2025 sur la rentrée scolaire 2025-2026, la Ministre Raïssa Malu et le Ministre de la Communication et Médias, Porte-Parole du Gouvernement Patrick Muyaya Katembwe ont réaffirmé l’engagement de l’exécutif national à sanctionner les responsables par la saisie de la Cour Pénale Internationale pour crimes de guerre.
Rétablir l’éducation dans les zones occupées par un programme d’urgence incluant des écoles temporaires et des aides psychologiques. Il compte sensibiliser la communauté internationale par un appel à des sanctions ciblées contre le Rwanda. Patrick Muyaya a dénoncé avec force la “propagande cynique” du RDF/M23, soulignant que “l’éducation n’est pas une monnaie d’échange, mais un droit inaliénable”.
Le soutien du Rwanda au RDF/M23 est documenté par l’ONU, qui estime à 3 000-4 000 le nombre de soldats rwandais opérant en RDC sous couvert du RDF/M23. L’Union Africaine et l’ONU ont condamné ces violations, mais les sanctions restent insuffisantes. La communauté doit geler les avoirs des officiels rwandais impliqués et embargo sur les minerais illégaux. Il faut une protection des écoles.
Il faut une désignation des zones éducatives comme “sanctuaires inviolables” sous protection de l’ONU, une justice transitionnelle avec un tribunal spécial pour poursuivre les crimes contre l’éducation et une implication des experts congolais de l’étranger pour reconstruire le système éducatif national. Le cynisme du RDF/M23 révèle une stratégie calculée : anéantir l’avenir de la RDC en sacrifiant sa jeunesse.
Face à cela, le gouvernement congolais, porté par la détermination de Raïssa Malu et Patrick Muyaya, incarne la résistance pour préserver l’âme de la nation. Comme le rappelle la Constitution, “l’éducation est le fondement du développement” – et c’est précisément pour cela que les terroristes veulent la détruire. La communauté internationale doit se lever pour que les enfants congolais retrouvent le chemin de l’école, et non celui des champs de bataille.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













