Les récentes actions perpétrées par les forces du progrès, une structure de l’UDPS parti au pouvoir en République démocratique du Congo (RDC), soulèvent de vives inquiétudes quant à leur comportement alarmant et à l’indifférence coupable des autorités compétentes.
Des actes tels que la séquestration, les violences et les extorsions commises à l’encontre de Franck Diongo et de la présidente de la ligue des jeunes du parti LGD de Matata Ponyo ne peuvent être tolérés dans une société démocratique et respectueuse des droits de l’homme.
Des agissements dignes d’une milice

Les forces du progrès ont récemment été accusées d’agir comme une milice, en se livrant à des actes de violence et de coercition. Le cas de Franck Diongo, séquestré, filmé et violenté à Ozone dans la commune de Ngaliema, est particulièrement choquant. De même, l’attaque contre la présidente de la ligue des jeunes du parti LGD de Matata Ponyo, qui a été caillassée, révèle un niveau de violence inacceptable.
Racket et extorsion
Une autre préoccupation majeure concerne les pratiques de racket et d’extorsion perpétrées par les forces du progrès. Elles perçoivent illégalement un pourcentage sur tout déchargement de containers à Limete Industrielle, ce qui constitue un acte de racket puni par la loi. De plus, elles imposent des taxes à Kasumbalesa et dans certains carrés miniers au Lualaba, ce qui soulève des questions quant à leur légitimité et à leur rôle dans ces activités.
L’impunité et le risque de guerre civile
Un élément préoccupant est l’absence de poursuites contre les forces du progrès malgré leurs actes répréhensibles. Leur comportement de milice, combiné à l’inaction des autorités compétentes, crée un sentiment d’impunité qui alimente l’escalade de la violence. Dans cette période sensible, ces agissements pourraient devenir l’élément déclencheur d’une guerre civile si des mesures efficaces ne sont pas prises pour les arrêter.
Les bérets rouges du PPRD
Il convient de souligner que le PPRD, bien que ne faisant pas partie intégrante de ce processus, compte également ses propres groupes paramilitaires connus sous le nom de “bérets rouges”. Cette présence d’un nombre inconnu mais anormalement élevé de gangs, communément appelés Kulunas, à travers le pays, fait craindre une situation explosive dans la période post-électorale.
Les agissements des forces du progrès en RDC, qui se comportent comme une milice et opèrent en toute impunité, sont une menace pour la stabilité, la démocratie et les droits de l’homme. Il est impératif que les autorités compétentes prennent des mesures urgentes pour mettre fin à ces actions préoccupantes et pour prévenir toute escalade de la violence. La préservation de la paix et de la cohésion sociale en RDC dépend de la capacité à faire respecter l’état de droit et à garantir la sécurité de tous les citoyens.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain













0 Comments