Les événements qui se déroulent dans la province du Haut-Uélé sont explosifs. Une enquête approfondie met en lumière les coulisses troubles de la création du mouvement rebelle Alliance Fleuve Congo (AFC-M23), dirigé par Corneille Nangaa Yobeluo. En analysant les faits, on arrive à réunir les éléments du puzzle.
Alors que l’opinion publique a longtemps cru que l’AFC-M23 était le fruit du seul leadership de Corneille Nangaa, de nouvelles révélations désigneraient un trio fondateur jusque-là méconnu du grand public : Corneille Nangaa Yobeluo, Christophe Baseane Nangaa et Jean Bakomito Gambu. Ce trio se serait distribué des rôles pour tout ravir.
L’analyse de cette affirmation se penche notamment sur la rencontre décisive de Kisangani en décembre 2022, où ces trois figures clés ont scellé leur alliance et pris des engagements cruciaux pour l’avenir de ce qui est connu comme la nébuleuse “Espace Grande Orientale”. Cette structure fondée pour porter la candidature de l’ex-président de la CENI à la présidentielle de 2023.
Les actes du forum pour “l’unité, la cohésion, la paix et le développement de l’Espace Grande Orientale” révèlent les manœuvres politiques et les visées de balkanisation qui ont présidé à la naissance de Alliance Fleuve Congo. Il y a un partage de rôle pour que l’un emprunte la vie de la brousse, l’autre occupe le siège provincial et le dernier l’opposition.
L’accord conclu à Gombé met en lumière les pratiques douteuses entourant l’élection de Jean Bakomito Gambu dans le Haut-Uélé, suggérant qu’il aurait été désigné comme gouverneur pour faciliter l’agenda de déstabilisation régionale du mouvement rebelle. Des preuves tangibles, telles que des images de la réunion à Kisangani et des documents officiels, étayeraient ces allégations troublantes.
En donnant la parole aux habitants du Haut-Uélé, sont apparues les craintes et les enjeux locaux liés à la nomination de Jean Bakomito, mettant en avant l’alternative représentée par le Chef Constant Lungagbe Mbatanadu, perçu comme un rempart contre la menace rebelle. Cette révélation fracassante remet en question les certitudes établies et expose les ramifications complexes d’un conflit aux enjeux majeurs.
L’alliance de ce trio aux liens familiaux avérés offre un regard sans concession sur les arcanes du pouvoir et les alliances secrètes qui façonnent les destinées d’une province en proie aux ambitions de quelques-uns. Une lecture incontournable pour qui veut comprendre les rouages obscurs de l’AFC et les luttes de pouvoir qui le sous-tendent.
Quelques images du document cité ci-haut marquent l’unité de ceux-ci pendant la création de l’actuel EGO Bis qui est l’émanation de l’EGO, qui lui-même est la version cachée de l’AFC à Kisangani, notamment à la page 145 où Jean Bakomito Gambu et quelques hautes personnalités de ce mouvement rebelle se serrent les mains pour signifier leur unité et détermination à déstabiliser la nation.
À la page 149, apparaissent d’ailleurs Corneille Nangaa Yobeluo et Jean BAKOMITO GAMBU. Les pages 71, 72 et 73 font mention des leaders de ce mouvement qui ont diverses fonctions dans cette rébellion et qui se sont abstenus de signer les listes des présences partant de la page 101 à la page 122 alors qu’ils se figurent partout dans les images.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













