Du lundi 18 au jeudi 21 juillet, les finalistes du Secondaire sont confrontés aux épreuves de la session ordinaire de l’Examen d’Etat. Initiés en son temps par le Président de la République Joseph Désiré Mobutu, ces épreuves devaient palier à un déficit constaté à l’époque dans la filière.
Les épreuves des examens d’Etat avaient donc pour objectif, rehausser le niveau de la formation des élèves qui doivent embrasser les études universitaires. Plus d’un demi-siècle après, force est de constater qu’actuellement, le secteur de l’enseignement prend de plus en plus la tangente vis-à-vis de cette noble et lourde mission. Le phénomène 100% en particulier, prend de l’ampleur au point que certains promoteurs se livrent ouvertement à des pratiques occultes et ne s’en cachent même pas.
La corruption de certains inspecteurs de l’EPST
Particulièrement dans la partie orientale de la ville province de Kinshasa, précisément dans le district de Tshangu, où un célèbre promoteur d’écoles, occultiste, demande à ses élèves de nouer des tissus rouges autour de leurs têtes ou au poignet. ‘‘Une fois dans la salle, il nous avait été demandé de ne pas débuter tant qu’un coq n’est pas encore apparu dans la salle et qui doit chanter trois fois!’’, témoigne un ancien élève de cette école aujourd’hui à l’université. Ce témoignage est corroboré par plusieurs autres anciens élèves et même d’autres candidats de la promotion. Toutes ces pratiques magiques et autres notamment la corruption de certains inspecteurs de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), concourt à faire que tous les candidats d’une école obtiennent leurs diplômes d’État. C’est le phénomène 100%, une pratique qui transforme les écoles en centre commercial de ‘vente assurée’ des diplômes. Il suffit de payer les frais de ‘suivi’ pour être assuré d’obtenir son diplôme même si on n’avait jamais été sur le banc de l’école ou même mort avant les épreuves.
Danger pour la jeunesse
La préparation de notre jeunesse à faire face au défi scientifique est une réalité congolaise qui peut être mieux prise en charge par les parents, les enseignants et l’État. En effet, les élèves qui savent se mettre au centre de leur formation arrivent aux examens d’État en étant suffisamment outillés et instruis pour passer leur test. Ceci dépend de plusieurs facteurs : la fragilité de l’institution familiale qui doit donner l’éducation de base dans un monde aussi compétitif, ensuite la fragilité des structures d’encadrement de proximité qui récupèrent l’enfant directement après sa sortie de la maison. Et un peu plus loin, des instances publiques et ou privées agréées qui ont échoué du fait d’une faible politique d’éducation secondaire au profit de pratiques commerciales. Il y a la responsabilité partagée entre parents, éducateurs et Gouvernement.
David Ntumba













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