Où en est-on avec la soi-disant laïcité en RD Congo ? Car, depuis un certain moment la religion chrétienne semble devenir une religion d’État. Que va t-il alors arriver à la minorité musulmane et animiste ? Décidément les congolais ont un grand problème de comprehension de leur propre Constitution qui parle de la séparation du pouvoir entre l’État et les choses religieuses !
Et déjà ,en voyant un jeune garçon d’à peine 12 ans parler devant la crème de l’armée congolaise, les FARDC lors d’une causerie morale devant le chef d’État major Christian Tshiwewe, il y a lieu de se poser des questions importantes sur le rôle de l’armée dans un pays en guerre. Un gamin prétendant parler au nom de l’éternel et apprenant de bonnes manières aux militaires congolais alors que l’armée est censée être la plus grande école de discipline au monde ?
Des militaires sermonés par un petit enfant qui leur a promis un châtiment suprême de la part de Dieu en cas d’un mauvais comportement et trahison. Alors la cour martiale de l’armée est- elle passée où ? Et les aumôniers et imams sont-ils passés où ? Le comportement de ce jeune garçon “prophète” de surcroît, est symptomatique de la crise au sein de la société congolaise dans laquelle les pasteurs des églises de réveil se sont substitués à l’État congolais en se mêlant un peu de tout jusqu’à aller donner de la morale aux troupes militaires.
Ils n’ont plus des limites après avoir dominé et abruti leurs fidèles. En pompant leur finance. Un business très juteux. Des manipulateurs. Après l’éducation reçue de nos parents puis à l’école pendant la scolarité, les Congolais aujourd’hui à l’âge adulte étant devenus responsables ont accepté de se faire dominer et endoctriner par leurs pasteurs des églises de réveil qui ont de l’emprise sur eux. Ils se sont imposés dans leur vie de chaque jour.
En leur prêchant à haute-voix comme s’ils adressaient à des bambins, en leur faisant agenouiller, en leur poussant à prier les yeux fermés ou encore en leur imposant la main, en leur traitant avec condescendance. Des pasteurs au ton paternaliste. Des pères et mères de familles dominés par une personne étrangère qui n’était même pas un membre de famille.
Au nom de Dieu ? Sans parler des dîmes et offrandes qu’ils versent chaque mois pour enrichir le pasteur et sa famille. Dieu n’a pas besoin d’argent, ni or; mais de l’obéissance à sa parole et de vivre dans la sanctification. Les Congolais doivent faire un effort pour sortir de la servitude et de l’esclavage dans lesquels ils se sont engouffrés en croyant trouver le chemin du salut et de paradis dans ces églises de réveil.
Notre Dieu est un Dieu libéral, il n’impose rien à personne. Chacun de nous est libre de s’agenouiller devant son Dieu dans sa chambre et dans le secret, au lieu d’obéir à des injonctions venues de la part d’un pasteur.’’ Ndeko kanga miso, tombola mongongo, beta milolo, yembela nkolo, tombola maboko, fukama, kabela nkolo ! ’’Toza na jeûn ya une semaine, koliya te, komela te !
Des ordres et commandements ? Si. Qui ne passeront jamais chez l’homme -blanc. Ne sont-ils pas aussi les créateurs de Dieu qui nous ont bien accueilli chez eux ? Chose surprenante, les pasteurs des églises de réveil se focalisent plus sur la communauté congolaise ou africaine en Occident au lieu de chercher à prêcher les Blancs plus nombreux qui ont besoin de l’évangile du Christ ? Something wrong. Zibula meso ? Muene.
Dary Abega / Lobjectif.net













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