Dans un contexte où la justice est souvent perçue comme un rouage défectueux de l’État, les mots de Jean Lucien Bussa, ministre du Portefeuille, résonnent comme un appel à l’éveil. En affirmant que “le portefeuille est malade”, il met en lumière une problématique plus vaste : celle de la justice, qui semble souffrir de maux profonds.
Cette déclaration ne se limite pas à une simple critique ; elle soulève des questions fondamentales sur l’intégrité et l’efficacité des institutions judiciaires. La justice, pilier de toute démocratie, est censée être le garant de l’équité et de la protection des droits des citoyens. Pourtant, les “saisies intempestives des comptes” et la “spoliation des biens” évoquées par Bussa illustrent une dérive inquiétante.
Ce constat met en exergue une réalité où la justice, loin d’être un vecteur de protection, devient parfois un instrument de répression et d’injustice. Les États généraux de la justice, qui se profilent à l’horizon, doivent être l’occasion d’un véritable débat sur le fonctionnement de notre système judiciaire. Il est impératif d’aborder les dysfonctionnements, mais aussi d’envisager des pistes de réforme audacieuses.
Peut-être est-il temps de repenser la formation des magistrats, d’instaurer des mécanismes de contrôle plus rigoureux ou encore de réexaminer les procédures de saisie. Il est crucial que les citoyens soient impliqués dans ce processus. La transparence et la responsabilité doivent être les maîtres mots. Un dialogue ouvert entre les différentes parties prenantes — juges, avocats, citoyens — pourrait permettre de rétablir la confiance dans la justice.
En ce sens, les États généraux ne doivent pas être vus comme une simple formalité, mais comme une véritable opportunité de transformation. Au-delà des discours, il est temps d’agir. La justice ne peut être un champ de bataille entre intérêts personnels et politiques. Elle doit redevenir ce qu’elle est censée être : un service public au service de tous.
La voix de Jean Lucien Bussa est une invitation à tous ceux qui ont à cœur la justice à se mobiliser et à œuvrer pour un système plus juste et équitable. Les États généraux de la justice doivent être l’occasion d’un changement radical. Ne laissons pas la “maladie” de la justice perdurer. Engageons-nous pour une réforme qui place l’intégrité et l’équité au cœur de notre système judiciaire.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













