À chaque Première dame en Afrique, sa fondation caritative pour venir en aide aux enfants handicapés et/ou défavorisés, aux vieillards et maltraités, les cancéreux, les personnes violentées, contre les viols des mineures etc. Bref des fondations caritatives qui se substituent parfois aux affaires sociales. Des fondations caritatives désintéressées ?
Nenni ! Car elles reçoivent des aides et subventions venant des États partenaires et provenant de certains philanthropes anonymes et généreux. Mais le seul point sombre est que, la fondation d’une première dame en Afrique serait trop tributaire du pouvoir de son mari le président de la République. Une fois le pouvoir terminé, la fondation de sa chère première dame et épouse disparaîtra elle aussi, alors que l’objectif principal n’était pas encore atteint ni même sa raison d’être.
Les bénéficiaires se retrouveront à nouveau au ban de la société. La faute à des institutions faibles concernant les dispositions statutaires en cas de la chute et fin du régime en place voire de la faillite et liquidation. Aucun héritier légal ? Les premières dames africaines n’ont-elles jamais pensé à ce que deviendront leurs fondations caritatives après la fin du régime ?
Ne seraient-elles pas aussi des potentielles despotes à l’instar de leurs maris qui ne pensent jamais à quitter les lambris de palais présidentiel malgré la limitation de leurs mandats ? Une fondation caritative créée pour le bien- être de la population par une première dame devrait continuer d’exister même après le décès et la retraite de celle-ci comme on en voit ailleurs.
La seule fondation d’une première dame qui avait survécu à la mort de sa créatrice en RDC plusieurs années durant, ce fut la “Fondation Maman Antoinette Mobutu” à travers son centre féminin ainsi que l’orphelinat de Kisangani sans oublier le Centre de réhabilitation des handicapés physiques à Kinshasa. Une œuvre perpétuée par madame Mpinga Kasenda après le décès de maman Antoinette Mobutu en 1977.
Mama Antoinette reste la seule première dame qui s’était réellement distinguée dans ce domaine humanitaire aujourd’hui encore. Quand on veut réellement aider ses compatriotes, l’œuvre devra être durable et désintéressée contrairement à la mentalité congolaise actuelle. Copions les exemples venus d’ailleurs, comme avec la “Fondation Emmaüs” de prêtre français Henri Grouès dit “l’abbé Pierre” décédé en 2007.
Sa fondation continue de lutter contre la misère et l’exclusion en vue d’aider les nécessiteux aujourd’hui encore. Il y a aussi ’’le Resto du cœur’’de l’humoriste et comédien français Coluche décédé en 1986 ,son restaurant continue de nourrir gracieusement les affamés et les paumés de la société aujourd’hui encore. Vous prétendez dire que : les premières dames en Afrique passent, mais leurs fondations caritatives restent ? Il y a un doute.
Dary Abega / Lobjectif.net













