Il est des événements qui laissent un goût amer dans la bouche et qui, hélas, rappellent que certains prétendus défenseurs de la démocratie peuvent se transformer en véritables voyous. Qui profane un sanctuaire, sème les graines de sa propre destruction. Le mépris pour ce qui est sacré peut avoir des conséquences néfastes pour ceux qui commettent de tels actes.
La récente attaque perpétrée par des membres de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) contre l’église Sainte-Marie de la Basilique au quartier Kenya à Lubumbashi est l’un de ces événements tragiques qui soulève l’indignation et le dégoût. À quel point la décence humaine peut-elle être foulée aux pieds au nom d’une idéologie politique ?
Ce dimanche 25 Août, ce qui aurait dû être un moment de recueillement et de prière s’est transformé en un véritable champ de bataille. Les fidèles, venus pour se rapprocher de Dieu, se sont retrouvés face à une horde de délinquants qui n’ont eu aucun scrupule à profaner un lieu saint. Comment peut-on justifier une telle barbarie alors que l’UDPS prétend porter les valeurs de progrès et de démocratie ?
Les images de nos mamans, déshabillées, humiliées, et de fidèles dépouillés de leurs biens, hantent nos esprits et témoignent d’un niveau de déchéance sans précédent. Ces actes de violence et de vandalisme ne sont pas seulement une atteinte à la foi et aux valeurs morales, mais également un affront à la société congolaise tout entière.
Au lieu de défendre la liberté d’expression et de garantir la sécurité des citoyens, ces soi-disant agents du changement choisissent la violence, la terreur et l’humiliation. Le pillage et le saccage de l’église Sainte-Marie ne sont pas des incidents isolés, mais symptomatiques d’une dérive inquiétante au sein de certains groupes politiques.
En s’attaquant à un lieu de culte, ils n’attaquent pas seulement une institution religieuse, mais ils s’en prennent aux fondements mêmes de notre société : le respect, la dignité et la paix. En agissant ainsi, l’UDPS a non seulement trahi ses propres valeurs, mais elle a également trahi le peuple congolais qui aspire à un avenir meilleur, loin de la violence et de l’anarchie.
Il est grand temps que les leaders de l’UDPS prennent conscience des conséquences de leurs actes. La violence engendre la violence, et le mépris pour les valeurs humaines ne peut mener qu’à la régression. Les Congolais méritent mieux que des représentants qui choisissent la voie de la violence plutôt que celle du dialogue et de la réconciliation.
Face à cette barbarie, il est impératif que la société civile, les autorités religieuses et les défenseurs des droits de l’homme unissent leurs voix pour condamner ces actes inacceptables. L’église Sainte-Marie, comme tous les lieux de culte, doit être protégée, et ceux qui ont commis ces atrocités doivent être tenus responsables de leurs actes.
La route vers le progrès ne passe pas par la violence et la destruction, mais par la compréhension, le respect et la solidarité. À l’UDPS de choisir quel chemin elle souhaite emprunter : celui de la barbarie ou celui de la dignité humaine. Le peuple congolais n’acceptera plus que la violence soit érigée en méthode de lutte politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













