Le cadre de concertation de la société civile ville province de Kinshasa, a offert l’opportunité à ses membres qui sont des organisations de la société civile basées dans la capitale, d’être suffisamment outillées sur les techniques de conception des projets du type Union Européenne pour accéder directement aux financements de cette organisation internationale sans intermédiaire de certaines organismes à l’instar de Diaconia.
C’était à travers un atelier de renforcement des capacités organisé du 09 au 10 juin 2025 au Cercle Elais à Kinshasa Gombe, par le cadre de concertation de la société civile de la ville province de Kinshasa, en partenariat avec l’Union Européenne. L’objectif poursuivi par le cadre de concertation de la société civile de Kinshasa dans l’organisation de cette formation est d’aider les participants, membres des organisations de la société civile à maîtriser les principales exigences et techniques liées à la conception, attribution et à la gestion d’une subvention ou d’un financement de l’Union Européenne. Cet atelier a également consisté à amener les participants à avoir une vision plus stratégique du positionnement de leur association, groupement ou coopérative et de la recherche de fonds.
Secteurs visés par l’UE
Cette formation a été dispensée par Dr Catin Ngueabaye, expert de l’Union Européenne de nationalité tchadienne, délégué pour cette remise à niveau des acteurs de la société civile. Le formateur a au cours de ses enseignements, rappelé que la coopération au développement de l’Union Européenne vise 3 grands secteurs notamment la promotion de développement durable en matière économique et sociale, l’insertion harmonieuse et progressive des pays en développement dans l’économie mondiale et la lutte contre la pauvreté. Au facilitateur de révéler que depuis 2012, l’Union Européenne a changé sa façon d’apporter son aide. Il a émis le vœu de voir que tout passe par la Société civile.

Le Dr Catin Ngueabaye a également montré à l’assistance comment les thèmes retenus au titre des questions transversales doivent être prises en compte dans chaque projet. Cela, dans tous les projets, secteurs et dans toutes les phases du projet, soit en raison d’une action directe et spécifique, ou encore les projets en exécution excluent toute contradiction avec la notion de transversalité. Parmi ces questions transversales, il a cité la protection de l’environnement, du genre, de la bonne gouvernance et droit de l’homme, des groupes vulnérables, et de lutte contre le VIH/SIDA.
Le Facilitateur a en outre donné des explications sur la manière dont les organisations de la société civile peuvent trouver des appels d’offres et comment elles peuvent comprendre les contenues des appels d’offres à travers les documents comme les lignes directives et termes de référence de chaque appel d’offres. Il a ensuite prodigué des sages conseils aux acteurs de la société civile, de se rendre toujours sur terrain pour récolter des données fiables ou authentiques. Chose qui est indispensable pour apprécier le problème auquel on veut asseoir le projet pour bien décrire l’arbre à problème. Ce qui a introduit la session sur comment documenter l’arbre à problèmes et y sortir l’arbre à solution dans la phase de la conception du projet à soumettre à chaque appel à candidature de la coopération au développement.

Redynamiser les activités du cadre de concertation de Kinshasa
Selon Emmanuel Mpimpa, Coordonnateur du cadre de concertation de la société civile ville province de Kinshasa et Coordonnateur de la Dynamique communautaire pour la cohésion sociale et développement de la province de Kinshasa (DYCOD-Kinshasa), cette formation s’inscrivait dans le cadre des activités de redynamisation du cadre de concertation de la société civile province de Kinshasa. Il a indiqué que le partenariat qui lie le cadre et l’Union Européenne, a servi de facilité pour revoir la cartographie des structures membres du cadre. Ce qui est fait. En rapport avec cette activité, Emmanuel Mpimpa a expliqué que le cadre de concertation a sélectionné des structures viables et opérationnelles et qui sont visibles et actives sur le terrain. ” Ce sont des structures qui ont été sélectionnées et à qui l’Union Européenne dispense la formation. Les notions mises à la disposition des participants sont des petits éléments que plusieurs demandeurs des financements négligent et ratent les opportunités. Il faut respecter scrupuleusement les instructions édictées. Il s’agit des techniques qui sont enseignées de façon pratique pour bénéficier du financement de l’Union -Européenne. Nous voulons que toutes les structures membres du cadre puissent bénéficier des fonds de l’Union Européenne avec des micros projets à la hauteur de 60 milles euros, pour démarrer le projet etc‘’, a souligné Emmanuel Mpimpa, et de poursuivre : ‘’L’objectif est d’autonomiser les structures et aussi pour assurer l’efficacité du cadre de concertation de Kinshasa. Si les structures sont efficaces, il ne sera plus question de dépendre du gouvernement. La société civile va se prendre en charge et travailler à la base en vue du bien-être de la population ‘’.
Le coordonnateur du cadre de concertation de Kinshasa a précisé que toutes les structures ont bénéficié de la formation, sont sélectionnées suivant un critérium notamment en rapport avec leur existence juridique mais aussi en termes de siège, la viabilité, le sérieux et la capacité de gérer de grosses sommes d’argent.
Emmanuel Mpimpa a loué la qualité et le niveau élevé de la formation et le souci qui a animé l’expert de voir le cadre de concertation redécoller et jouer pleinement son rôle en tant faitier. A en croire Emmanuel Mpimpa, si le travail est bien réalisé, trois quarts des structures vont bénéficier des financements de l’Union Européenne. Ce qui va également assoir les actions du cadre. A leur tour, les participants ont remercié le cadre pour l’initiative de cette formation de remise à niveau, mais aussi l’expert pour la qualité de la formation assurée. Cet atelier de formation a été sanctionné par la remise des brevets aux participants.
Nico Kassanda et Trésor Panda












