Levée de la grève à l’hôpital de Kisangani : 15 jours pour répondre aux desiderata

Le personnel de l’hôpital de Kisangani a accordé un moratoire de 15 jours aux autorités pour satisfaire à leurs exigences : plus de sécurité et le départ de l’actuel responsable de ce centre hospitalier accusé de détournement des fonds.

Pour rappel, le personnel soignant de l’hôpital Makiso à Kisangani dans la province de la Tshopo avait mis sa menace à exécution. Après avoir observé un service minimum, les soignants se sont mis en grève ce 12 août pour dénoncer la mauvaise gestion de cet hôpital de référence, des dysfonctionnements attestés par un récent audit de l’inspection provinciale de la santé. La visite le jour même du ministre provincial de la Santé n’a pas permis de débloquer la situation. L’hôpital de Kisangani, dans l’est du pays, ne tourne plus au ralenti. Il est désormais fermé. Les entrées et sorties ont été bloquées par des barricades. La plupart de malades ont été renvoyés chez eux. Seuls les grabataires ont été autorisés à rester sur place.

La tête du Médecin directeur à prix

La cible principale des grévistes est le médecin directeur de l’établissement, comme l’explique le docteur Mateus Kanga. « La grève va durer aussi longtemps que les autorités ne vont pas répondre de manière satisfaisante aux revendications du personnel, déclare-t-il. La plus grande revendication, c’est le départ du médecin directeur de cette institution sanitaire parce que nous avons constaté qu’il y a une très mauvaise gestion de l’hôpital. Notre hôpital est quasiment dépourvu de tout à ce jour. Cela ne ressemble pas vraiment à un hôpital ». Le ministre provincial de la Santé qui s’est rendu sur les lieux ce 12 août n’a manifestement pas réussi à rassurer les grévistes. Au contraire, certains l’accusent d’être solidaire avec le médecin-chef. Le gouverneur refuse quant à lui à ce stade de se prononcer. En déplacement à Kinshasa, il dit attendre d’y voir plus clair et appelle les médecins à leurs responsabilités.

 

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