Ayant eu vent de la circulaire de la ministre d’Etat sortant et Ministre Chargée de la Justice et Droits Humains relative à la peine de mort en RDC, la Coalition pour la sauvegarde des Droits Humains (CSDH) souhaite que les sanctions drastiques soient étendues aux criminels économiques, aux kulunas en cravates et tous les Complices qui s’illustrent par l’enrichissement illicite au moyen de la corruption, la concussion et le détournement des deniers publics.
Qu’il s’agisse des animateurs des institutions publiques, des magistrats et auxiliaires de la Justice ou des opérateurs économiques véreux qui font subir au peuple congolais des préjudices énormes. Cette structure des Droits Humains a donné sa position au cours d’une conférence de presse tenue le jeudi 28 mars à son siège situé dans la commune de Ngaliema à Kinshasa. C’est consécutivement aux motivations ayant conduit à la prise de mesure notamment la dissuasion des auteurs et complices des crimes économiques, crimes contre l’humanité, crime de guerre, d’agression et d’occupation, massacres et épuration des communautés, viols et pillages ayant coûté la vie à environs 10 millions de congolais depuis 30 ans, que cette structure des Droits Humains s’est ainsi prononcé.
Selon Karl Balemba Mweze, Coordonnateur national de la CSDH, sa structure réaffirme son attachement indéfectible au caractère sacré de la vie et la dignité humaine proclamé par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et plusieurs instruments juridiques Internationaux, régionaux et nationaux et au droit à la paix consacrée par la Charte de l’ONU pour tous les peuples dont celui de la RDC. Elle réaffirme également son combat en faveur d’un véritable État de droit, objectif majeur de sa lutte inlassable pour la promotion des droits économiques, sociaux et culturels. La CSDH salue la volonté du gouvernement visant à infliger une peine proportionnalité aux préjudices causés en vue de décourager ceux qui endeuillent et appauvrissent le pays et son peuple. Car, la vie des uns ne peut nullement être plus sacrée que celle des autres tués sans défense, alors que tous les humains naissent libres, égaux en droits et en dignité.
La CSDH fait sienne la crainte des compatriotes congolais qui redoutent que pareille mesure ne serve d’outil de vengeance au service de l’arbitraire politique ou du trafic d’influence, arguant la faiblesse de notre appareil décriées tant par plus d’un congolais que par le président de la République lui-même. Une justice pour les uns et moribonde pour les autres. Karl Balemba fait remarquer qu’il était temps que le président de la République prenne des mesures draconiennes, qu’il y ait un coup de balai du système judiciaire de la RDC. Qu’il y ait une justice intègre qui fait confiance. Car, ce n’est qu’à ce prix que cette peine capitale peut rigoureusement être appliquée à sa juste valeur en RDC. Donc, la CSDH est d’avis pour le rétablissement de cette peine. Cependant, elle pose des conditions sine qua non de son application.
La CSDH propose qu’il y ait des mesures d’encadrement pour éviter des dérapages dans le chef des personnes verreuses qui chercherons à s’en servir pour régler des comptes aux citoyens congolais ; que ces mesures soient étendues aux complices, aux responsables des institutions, à ces qui se feront corrompre, à des magistrats qui rendent des décisions iniques qui ne sont pas basées sur les droits et qui ne respecte pas la procédure judiciaire relative à un procès équitable. La CSDH exhorte par ailleurs certains donneurs des leçons à plus des retenues dans la mesure où il est avéré que l’Union Européenne jadis vantée comme berceau des droits de l’homme et de la Démocratie, ait montré ouvertement à la face du monde, qu’elle constitue l’appui technique et financier indéniable des actes d’agression, de génocide, pillage et de tous les crimes contre l’humanité commis en RDC par Paul Kagame et son armée terroriste durant ces 30 dernières années. Elle se fiche de la mort des millions des congolais à la faveur des minerais stratégiques volés et pillés au prix de leur sang.
La CSDH constate avec regret le silence assourdissant, mieux complice et l’inaction de la Communauté dite internationale sur ce qui se passe en RDC, dont les causes sont mieux décrites par l’illustre écrivain Charles Onana, dans son récent ouvrage ”Holocauste au Congo : l’omerta de la Communauté internationale ”, sont à la base de plantes dérivés. Le Coordonnateur de la Coalition pour la Sauvegarde des Droits Humains a martelé que sa structure n’est pas pour qu’on ôte la vie à des citoyens, mais que des sanctions exemplaires soient prises dans tous les sens afin d’éviter le cas d’impunité dans le pays. Et ces mêmes sanctions puissent être prises à l’encontre de ceux qui jouissent l’impunité sur le plan national et international.
”Pour la CSDH, nous ne voulons pas que cette même mesure serve d’appui à la vengeance, à la concussion, au trafic d’influence des politiques qui veulent se débarrasser des opposants au pouvoir et des défenseurs des Droits Humains ”, a dénoncé le Coordonnateur national de la CSDH.
Nico Kassanda













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