La République Démocratique du Congo se trouve à un carrefour crucial de son histoire politique. Alors que le tempo des événements s’accélère, il devient impératif pour toutes les forces politiques de s’adapter à cette cadence accélérée.
Il est devenu manifeste que la simple force légale (armée, police et services de sécurité et défense) pour le pouvoir ou légitime de la rue pour l’opposition ne peut garantir le succès dans le paysage politique actuel. Comme le dit le dicton, “on fait toujours la paix avec des ennemis et jamais avec des amis”.
Ainsi, la nécessité d’une analyse profonde des aspirations du peuple congolais s’impose aux deux camps en désaccord pour éviter un embrasement inutile. Face à une adversité qui représente une partie significative de la population, il devient impératif pour le camp présidentiel de tendre la main et d’engager un dialogue constructif pour apaiser le climat trop abrasif dans le pays.
La fracture qui menace la société congolaise ne peut être ignorée. La juxtaposition des égoïsmes, chaque camp campant sur ses positions, ne peut être la voie à suivre en cas d’antinomie politique majeure. La RDC se retrouve ainsi dans une impasse où l’immobilisme politique risque de compromettre l’avenir du pays.
Pour éviter une telle impasse, il est nécessaire que toutes les parties prenantes abandonnent les postures figées et privilégient le dialogue et la recherche de compromis. L’heure est à l’unité, à la compréhension mutuelle et à la construction d’un avenir politique stable pour la RDC.
Ce moment de l’histoire exige une vision politique novatrice, capable de transcender les clivages et de placer l’intérêt supérieur du pays au-dessus de toute considération partisane. La force d’un véritable chef réside parfois dans sa capacité à contourner subtilement une contrariété antipathique, une antonymie asymétrique et une disparité disconvenante par une équanimité, une ataraxie, une placidité.
Placer notre pays la RDC, qui se conjugue déjà sur le mode du dérèglement, du détraquement, du dévergondage, de la perversion, de la dépravation, du débridement, du stupre et du libertinage, au milieu de passions contradictoires des ambitions parfois démesurées bien que légitimes de certains politiques et momentanément tumultueuses ne serait pas une attitude responsable pour quiconque aspire à diriger un sous-continent qui a pour vocation de basculer à lui seul le destin de l’humanité.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













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