L’idéologie de Laurent Désiré Kabila, un héritage pour les générations présentes et futures

17 mai 1997-17 mai 2021, 24 ans après la libération de la RDC (Zaïre à l’époque) par l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL), les congolais se souviennent de la révolution menée par Mzee Laurent Désiré Kabila, sa lutte, son idéologie ou sa pensée pour le Congo.

L’occasion pour le professeur Lambert Kaboyi, l’un des pionniers de l’AFDL, qui demeure constant dans son attachement jusqu’à ce jour aux idéologies de Mzee Laurent Désiré Kabila. Idéologies qu’il continue à soutenir fermement et sans relâche. Dès le départ de la révolution, le professeur Lambert Kaboyi a retracé les péripéties de la guerre de libération jusqu’à la prise du pouvoir à Kinshasa. Il figurait parmi les personnes qui ont vulgarisé les idéaux de Mzee Laurent Désiré Kabila. Et pendant toute la progression de Bukavu jusqu’à Kinshasa, c’est le professeur Lambert Kaboyi qui était aux commandes de la branche politico-militaire. Lambert Kaboyi a relaté comment ils ont su déboulonner un système en place qui s’était enraciné au fil des ans et qui avait pris en otage tous les congolais. Il s’agissait de la dictature la plus cruelle de l’Afrique qui a été renversée et écartée par des jeunes qui avaient suivi Mzee Laurent Désiré Kabila.

Prise en charge individuelle

Parlant de l’impact de l’entrée de l’AFDL, ce compagnon du président congolais souligne que celui-ci n’est pas juste pour un seul jour. C’est plutôt pour tous les jours. Il note que les idées vulgarisées par LDK, étaient aussi bien celles de la démocratie et du bien-être de la population, lesquelles continuent d’être véhiculées d’une manière comme d’une autre dans le chef de tout le peuple congolais. Il est certes vrai qu’il existe un autre régime actuellement. Cependant, ce nouveau régime s’inspire des idées que Mzee Laurent Désiré Kabila avait laissées pour des générations et des générations en République démocratique du Congo. Il y a des gens qui parlent de la prise en charge individuelle, mais moi je ne vois pas que seulement ça. Je vois aussi le comportement de tout un chacun. Donc, on chasse la peur pour les obstacles et permettre au Congo d’être ce qu’il est aujourd’hui, pense-t-il.

Allusion aux idéologies

En ce qui concerne la pérennisation des acquis de la libération 24 ans après la fin du régime Kabila, ce professeur estime qu’il existe encore ces acquis de la démocratie. Car, dans l’imaginaire de la population, il y a les signaux de la démocratie, qui ont été copiés des faits et gestes de Mzee Laurent Désiré Kabila. Même aujourd’hui, il y a un régime en place. Ce régime ne peut pas effacer les acquis de la révolution de Mzee Laurent Désiré Kabila. On parle notamment du service national, on fait également allusion aux idéologies de Mzee Laurent Désiré Kabila qui veut que nous puissions défendre l’intégrité nationale. Il fait également allusion au service national, où sont envoyés les kulunas qui pullulent toute la ville de Kinshasa notamment à Kanyama Kasese. L’objectif étant de transformer ces Kulunas pour devenir véritablement des hommes utiles dans la société.  »Et quand vous regarder petit à petit, l’on commence à constater que des poches des kulunas n’existent presque plus. Et que les autres peuvent se montrer. Le professeur Kaboyi a aussi relevé le problème de la gratuité de l’enseignement, qui sont des idées qui étaient injectées par Mzee Laurent Désiré Kabila et qui ont été suivies aujourd’hui par les hautes autorités du pays. Il fait néanmoins remarquer que ne n’est pas pour autant dire que les autorités les ont copiées. Et de marteler que les idées positives ont été acceptées et celles négatives, ont été écartées.

Combat de LDK

Selon cet enseignant, à la tête de l’AFDL, Mzee Laurent Désiré Kabila avait mené une révolution ou un combat qui a abouti à la fin du régime Mobutu. Bien que la personne qui a porté la révolution soit morte, les acquis de la révolution subsistent. Mzee disait  » prenez-vous en charge, il disait ne jamais trahir le Congo ». Pour lui, les quatre ans passés par le troisième’ président à la tête du pays, étaient très prometteurs et les congolais voyaient venir un changement. Et sa disparition a été un coup dur porté à la révolution et à la marche du pays. Il souligne que Mzee LDK a posé les bases, les jalons d’un grand changement dans le pays. Et que les congolais ont vécu ce changement pendant les années qui ont caractérisé son règne. Lambert Kaboyi a invité les congolais à capitaliser et intérioriser la pensée de Mzee Laurent Désiré Kabila pour des lendemains meilleurs dans notre pays.

Moment de bonheur

Pour Raphaël Ghenda, ministre de l’Information et porte-parole au Gouvernement de Mzee Laurent Désiré Kabila parle d’un moment de bonheur et exaltant vécu parce que ça faisait 37 ans qu’attendait Kabila. D’emblée, il fait une mise au point disant l’entrée de l’AFDL n’a pas été une porte ouverte pour toutes les rébellions que nous vivons à l’est du pays. Par mimétisme, il y a certaines personnes qui ont voulu faire comme eux, malheureusement ça tourné autrement.  »Vous vous souviendrez de Makobola, Kasika, et Mwenga. Ce qui n’était pas le cas avec nous. Ils ont confondu une lutte noble que nous avons menée, qui est la suite de la lutte menée par Lumumba, Gbenye, Gizenga et par la suite c’est Mzee Laurent Désiré Kabila qui était devenu le porte-flambeau jusqu’au 17 mai 1997. Une lutte noble qui trouve ses racines à Simon Kimbangu lorsqu’il défiait l’autorité coloniale. C’est la lutte pour la liberté et la souveraineté  », a expliqué Raphaël Ghenda.

Pensée de Mzee pour la RDC

Pour Raphaël Ghenda, l’objectif de la re-democratisation devait être en conformité avec la définition à laquelle on se réfère toujours. Il s’agit du pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple. Or, le peuple a toujours été infantilisé par ses représentants. Il n’a pas la possibilité d’agir, de s’exprimer et de se prendre en charge. C’est pourquoi Mzee Laurent Désiré Kabila avait conçu le concept de l’Autoprise en charge. Et la première auto prise en charge, ce que le peuple soit souverain, qu’il détienne véritablement le pouvoir entre ses mains. Et pour que cela se fasse, l’ancien ministre de l’Information de LDK a expliqué qu’il fallait mettre en place des structures. D’où la création du comité du pouvoir populaire qui devait être présent dans chaque rue, quartier et commune.  » Imaginer que ces structures qui n’étaient pas des associations ou des ONG mais inscrites dans la Constitution, c’est dire budgétisées et chaque année vous avez l’argent et on vous demande de trouver maintenant des idées et qu’aujourd’hui 24 ans après, qu’est-ce ça pouvait donner, et les caisses étaient beaucoup plus garnies. Nous avons trouvé les caisses du Congo vides et Mzee Désiré Kabila a commencé à travailler avec 300 millions de dollars et nous avons mis des structures pour l’autosuffisance alimentaire.

Nico Kassanda

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