Dans un pays comme la RD Congo, riche en ressources naturelles et en potentiel humain, l’ignorance de certaines autorités sur des sujets cruciaux pour le développement immédiat du peuple congolais est à la fois frappante et attendrissante. Explorons cette ignorance, non pas simplement comme un défaut, mais comme un miroir des défis plus larges auxquels le pays est confronté.
En mettant en lumière cette réalité, nous espérons susciter une réflexion sur les enjeux qui façonnent l’avenir de la RD Congo. Les autorités congolaises semblent parfois ignorer des questions fondamentales qui pourraient transformer la vie quotidienne de millions de congolais. Elles préfèrent l’image plus impérativement que l’écriture. Car estiment-elles qu’elle impose sa signification d’un coup.
Des sujets comme l’agriculture durable, l’accès à l’eau potable, la rencontre entre l’intelligence artificielle et la société congolaise, la nanotechnologie, les énergies propres, le potentiel numérique national, l’économie bleue et la santé publique sont souvent relégués au second plan au profit de projets d’infrastructure souvent inadaptés.
Par exemple, alors que la majorité de la population vit de l’agriculture de subsistance, les politiques agricoles sont souvent déterminées par des intérêts étrangers ou des lobbies, laissant les agriculteurs locaux sans soutien adéquat ni accès aux technologies modernes. L’éducation est un pilier essentiel pour l’avenir d’un pays.
Pourtant, en RD Congo, le système éducatif est en crise permanente. Les autorités semblent ignorer les bienfaits d’un investissement accru dans l’éducation, tant au niveau primaire, secondaire que supérieur. Les taux d’analphabétisme restent alarmants, et la formation professionnelle est souvent absente, laissant les jeunes sans compétences adaptées aux exigences du marché du travail.
Cette ignorance par rapport à l’importance de l’éducation freine non seulement le développement personnel des jeunes congolais, mais aussi la croissance économique du pays. La santé publique est un autre domaine où l’ignorance des autorités est particulièrement préoccupante. Les épidémies de maladies comme le choléra ou la malaria continuent de ravager des communautés.
Alors que des solutions simples et efficaces existent. Les campagnes de vaccination, l’accès à des soins de santé de qualité et la sensibilisation à l’hygiène sont souvent négligés. Cette indifférence met en péril la vie de millions de congolais et compromet l’avenir du pays. Dans un monde où l’innovation technologique transforme les sociétés, la RD Congo semble rester à l’écart de cette révolution.
Les autorités manquent souvent de vision pour tirer parti des technologies numériques qui pourraient améliorer l’accès à l’information, faciliter le commerce et renforcer la participation citoyenne. Des initiatives locales, comme celles des entrepreneurs congolais qui développent des solutions adaptées aux réalités du pays, sont souvent ignorées ou sous-estimées.
Face à cette ignorance attendrissante, il est impératif d’appeler à un changement de mentalité. Les ONG, les acteurs de la société civile et les citoyens doivent s’unir pour exiger des autorités qu’elles prennent en compte les réalités du terrain et qu’elles s’engagent dans un dialogue constructif. La mobilisation de la population autour de ces enjeux est essentielle pour créer une pression positive sur les décideurs.
L’ignorance de certaines autorités sur des sujets porteurs pour l’avenir immédiat du peuple est un phénomène qui mérite d’être examiné avec attention. Plutôt que de la condamner, il est crucial de l’aborder comme un appel à l’action collective. En favorisant un dialogue ouvert et en plaidant pour des actions éclairées, les autorités peuvent transformer cette ignorance en une opportunité de changement.
Ensemble, il est possible de bâtir un avenir meilleur pour la RD Congo, basé sur la connaissance, l’éducation et une gouvernance responsable. Il faut que la nation théorise ce qu’elle souhaite réellement pour les générations futures. Car seule la théorie permet de décider ce qui est observable. Puisque de cette observation devra découler les actions objectives et irréversibles.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













