Au marché de Luza, c’est la tristesse et souffrance après les perceptions des taxes journalières. Et pour cause, les marchands se posent des questions sur l’affectation des ressources venant de la perception de la taxe journalière.
Après avoir recueilli les avis des marchands de ce lieu de négoce, il apparaît que les taxes perçues pendant la semaine dans le marché Luza ne reflètent pas la réalité avec l’état actuel du marché. « Nous n’avons aucune issue. On nous a dit que si nous payons les taxes, ils vont arranger ce marché mais en vain » s’est plaint une vendeuse des poissons, la trentaine révolue. Selon elle, tous les occupants n’ont pas été traités à la même enseigne, certains voient leurs tables et parasoleils emportés par les policiers si le ticket n’est pas payé voire la paie ambulante de main en main sans un guichet a-t-elle soutenu. ” La taxe n’est pas si mauvaise d’ailleurs pour construire nos marchés mais le constat est amer vu la mauvaise utilisation de cette taxe, nos marchés restent inachevés, nous respirons des odeurs nauséabondes des caniveaux et ruisseaux” a-t-elle poursuivi. Pire les légumes sont vendus à même le sol et autres marchandises faute d’un marché digne de son nom. Les commerçants déplorent des dérapages donnant l’impression que ce recouvrement des taxes devient une opération de racket, suivie de violences verbales. Lorsque le commerçant ne verse pas en cash de fortes sommes exigées. « Malgré l’interdiction de la part du Gouverneur de ne pas brutaliser les vendeurs de sa province, les policiers accompagnés des contrôleurs, ils viennent agressivement, avec plus de cinq personnes dans une boutique, table et autres et ils agressent les gens. En t’agressant, ils te demandent de payer 200FC. Si tu ne paies pas, ils bloquent les marchandises. « Il y a des taxes qu’on nous demande. Nous n’en avons jamais entendu parler dans ce pays », révèle un autre vendeur. Au marché de Luza, le petit commerce est tenu par des vrais résidents du quartier Mombele juste à quelques minutes de la commune de Limete, semble être pleine : « On souffre trop. On ne peut plus supporter ça. Ou ça s’arrête ou on arrête notre commerce. Les deux ne peuvent pas marcher ensemble surtout le samedi. » Tous les contrôleurs ne sont pas forcément des agents municipaux, justifie explique une passante. Plusieurs députés ont promis de faire ce marché un marché moderne. Mais après les élections, même l’ombre de leurs corps ne se voient plus. Pas de caniveaux, par de vrai Salongo (opération de salubrité) comme avant. Pire encore, certains font leurs commerces sous les câbles de la SNEL à moins d’un mètre de hauteur. Il est temps pour l’autorité provinciale de réglementer ce secteur pour éviter l’anarchie constatée.
Pierrot Tako












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