Dans une campagne électorale marquée par des absences de scrupules flagrantes, le Haut-Uélé se retrouve plongé dans un spectacle d’impolitesse et de mépris. L’évaporation soudaine du premier partenaire auto-proclamé d’un candidat, désormais en fuite pour des accusations de diffamation et d’injures graves, dévoile une facette sombre de la politique locale.
Son remplaçant, tout aussi versatile, trahit une inculture alarmante, posant ainsi la question cruciale : pourquoi le candidat Bakomito est le seul parmi les quatre à concourir pour le poste de Gouverneur à être entouré d’une clique d’individus mal éduqués ? Pourquoi reste-t-il silencieux face à de tels comportements ? Est-il complice de cette dérive où les insultes remplacent les débats constructifs ?
Se profile-t-il un avenir où l’impolitesse règne en maître si ce candidat gouverneur, sénateur, député national, député provincial, président du barreau d’Isiro et autres, accède un jour au pouvoir ? L’impolitesse, arme de destruction massive des valeurs démocratiques, devient ainsi le miroir déformant d’une élection où le respect et la décence semblent relégués aux oubliettes.
La plus grande difficulté de la maffia politique qui s’est érigée sous les regards ébahis de la population plutôt exemplaire de la province du Haut-Uélé est de transformer les idées farfelues en expérience. Ce que d’aucuns aiment dans la stature du Grand Chef Constant Lungagbe, c’est son intelligence qui va toujours très loin dans la réalisation des objectifs collectifs pour le bien de tous.
Au-delà des provocations, de la méchanceté et de l’insulte des lieutenants de Jean Bakomito Gambu, le futur Gouverneur de la province du Haut-Uélé Sa Majesté Constant Lungagbe considère que la faute commise est une erreur liée à l’absence d’éducation de ces derniers. Cette erreur est certes un échec mais aussi une opportunité pour eux d’apprendre le respect, les us et coutumes de notre société.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













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