Dans le paysage tumultueux de la politique du Haut-Uélé, un vent d’ingratitude souffle, laissant derrière lui des remous d’impolitesse qui ébranlent les fondations de la respectabilité et de la décence. Des jeunes lieutenants, avides de pouvoir et aveuglés par leur propre ambition, osent franchir des lignes morales intangibles en insultant la femme qui est la mémoire et l’héritage du feu Gouverneur vénéré Docteur Lola Kisanga.
Cet acte abject révèle une culture politique dénuée de reconnaissance et de respect, où la mémoire des bâtisseurs est foulée aux pieds pour servir des intérêts éphémères et égoïstes. L’impunité de ces actes irrespectueux soulève des questions profondes sur l’éthique et la moralité de ceux qui prétendent gouverner. Déjà, d’aucuns ignorent leur mentor actuel Bakomito Gambu en se présentant en partenaires.
Comment des individus qui n’ont encore rien réalisé peuvent-ils se permettre de piétiner l’héritage d’un visionnaire qui a façonné les fondations mêmes de la province du Haut-Uélé ? L’arrogance de la jeunesse politique se mue en une arrogance insensée, aveuglant leur jugement et ternissant l’image de toute une génération en quête de légitimité. Le combat politique n’autorise pas n’importe quelle infamie.
Au-delà de l’affront personnel infligé à la veuve de ce feu Gouverneur qui a aidé plus d’un, c’est l’ensemble de la société du Haut-Uélé qui est touchée. Lorsque le respect et la reconnaissance ne sont plus des valeurs cardinales, la confiance envers nos dirigeants s’érode et la cohésion sociale s’effrite. L’impolitesse est toujours intentionnelle. C’est le parfait reflet de l’ingratitude.
Un tel comportement irrespectueux révèle non seulement un manque de maturité politique, mais aussi une perte de repères fondamentaux qui guident les actions des véritables leaders. Il est impératif que la jeunesse politique du Haut-Uélé se ressaisisse, qu’elle se rappelle que l’histoire ne pardonne pas l’ingratitude et l’impolitesse encore moins l’insensibilité de ceux qui ne les sanctionnent pas.
Seuls des actes de respect, de reconnaissance et de gratitude envers ceux qui ont pavé le chemin avant eux permettront de bâtir un avenir politique solide et durable. L’heure est venue de rejeter l’arrogance et de cultiver l’empathie, la sagesse et la responsabilité nécessaire pour gouverner avec intégrité et respect. Le manque d’éducation est l’impolitesse du désespoir.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













0 Comments