Alexis Gisaro, le ministre des Infrastructures et Travaux Publics de la RDC est devenue une figure tragique dont le seul crime semble être de porter le poids d’un budget qui ferait pâlir d’envie même les plus audacieux des architectes de la débrouillardise pendant que certains se livrent à un acharnement médiatique sans précédent contre lui.
Il est grand temps de rappeler quelques vérités dérangeantes que beaucoup préfèrent ignorer. Commençons par les chiffres, ces vilains petits canards qui ne mentent jamais. Sur un total de 962 067 094,29 USD attribués hors fonctionnement, la part du ministre dans cette vaste entreprise d’infrastructures s’élève à une modeste somme de 159 913 308,02 USD.
Oui, vous avez bien lu. Le reste, mesdames et messieurs, est géré par d’autres ministères ou provient de financements extérieurs. Mais qui a besoin de faits quand on peut faire du bruit ? Il est fascinant de voir comment certains, armés de leurs plumes aiguisées comme des lames de rasoir, se délectent de critiquer un homme qui, en réalité, a les mains liées par des contraintes budgétaires qu’il ne contrôle pas.
Plutôt que de chercher à comprendre les complexités du financement public, ils préfèrent s’élever en experts autoproclamés. Il est également cocasse de noter que le budget n’a même pas pris en compte les objectifs du plan quinquennal en matière de réhabilitation des routes en terre et d’acquisition d’engins. Mais à qui la faute ? Au ministre, bien sûr !
Pourquoi se soucier de la réalité des allocations budgétaires quand on peut simplement pointer du doigt le bouc émissaire préféré ? Et que dire de ces estimations irréalistes des ressources extérieures ? La belle illusion d’un financement idoine ! Chaque année, les chiffres sont gonflés comme un ballon de fête, mais qui s’en soucie ? Ce qui compte, c’est de crier à l’incompétence, n’est-ce pas ?
Pourtant, dans cet océan de désinformation, quelques voix sensées ont proposé des solutions. Imaginez un Parlement qui aurait le courage d’augmenter le budget du ministère des ITP pour qu’il soit en phase avec le plan quinquennal du Chef de l’État Félix Tshisekedi . Quel concept audacieux ! Dégager des marges de manœuvre et équilibrer le financement national.
Mais aussi réduire cette dépendance écrasante envers les partenaires extérieurs. Mais encore une fois, ces idées sont souvent étouffées par le bruit ambiant des critiques acerbes. Il est grand temps de mettre fin à cette chasse aux sorcières, de remplacer l’acharnement par une réflexion constructive au lieu de se vautrer dans le cynisme et la désinformation.
Pourquoi ne pas s’unir pour exiger des changements significatifs qui profiteront réellement aux infrastructures de la RDC ? Alexis Gisaro, ministre des Infrastructures n’est pas un super-héros doté de pouvoirs magiques pour transformer la situation en un claquement de doigts. C’est un homme pris dans un système complexe, et il mérite plus qu’une simple cible de railleries.
Alors, chers critiques, un peu de sérieux ! Avant de brandir vos arguments comme des épées, prenez le temps de comprendre les enjeux. Peut-être alors, votre voix portera davantage de poids que le simple écho des lamentations. Le cynisme de ceux qui connaissent le prix de tout et la valeur de rien ne fera pas avancer notre pays ni doter nos territoires des infrastructures dignes de ce nom.
Solange Kwale
Cellcom ITP













