Au cœur du parc national de Virunga, un conflit sournois se dessine alors que la société civile lance des alertes sur la présence inquiétante des rebelles à proximité de ce trésor naturel. Dans un climat de précarité sécuritaire, les journalistes se heurtent à des obstacles pour obtenir des informations précises, certains coins de la province devenant des zones d’ombre inaccessibles.
La jeunesse du territoire de Rutshuru a récemment pris la plume pour dénoncer les menaces grandissantes des rebelles de l’AFC-M23 du chef rebelle Corneille Nangaa yobeluo, frère de Christophe Baseane Nangaa, oncle et allié politique de Jean Bakomito Gambu, vainqueur provisoire de l’élection au Gouvernorat du Haut-Uélé envers les agents dévoués de l’ICCN basés à Rwindi.
Selon leurs témoignages, ces rebelles auraient sommé l’ICCN de quitter le camp qu’ils occupent à Rwindi, laissant planer une ombre menaçante sur le Parc national de Virunga, joyau de biodiversité et site du patrimoine mondial en péril. Ce qui semble ne pas intéresser les autorités nationales congolaises s’occupant du secteur de sécurité et de défense.
Face à cette situation alarmante, le silence assourdissant des autorités congolaises résonne comme une omission troublante. La société civile, consciente des enjeux cruciaux en jeu, appelle à la vigilance et à la mobilisation générale pour protéger ce patrimoine national et international, symbole de la richesse naturelle et de la diversité biologique de la région.
Dans ce bras de fer entre préservation de la nature et intérêts conflictuels, l’urgence de la situation exige une action concertée et immédiate. La préservation du Parc national de Virunga, bastion de la faune et de la flore sauvages, est un impératif vital pour les générations présentes et futures. C’est même une question existentielle pour l’identité congolaise dans la lutte contre la balkanisation.
La question demeure : face à cette menace croissante, saurons-nous protéger ce trésor naturel contre les périls qui le guettent, ou laisserons-nous l’ombre de l’occupation s’étendre et obscurcir son avenir ? Serions-nous devenus adeptes de l’apparente pauvreté qui se changerait en enrichissement intérieur ? Si c’est le cas, serait-ce possible de mettre la nation congolaise hors cet état métaphysique ?
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













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