Créée depuis 1997, l’Union Congolaise des Femmes des Médias (UCOFEM) a célébré ses 25 ans d’existence le samedi 05 novembre dernier à Kinshasa.
À l’occasion, une soirée jubilaire d’or a été organisée dans la salle des fêtes Marie Reine de Paix située sur l’avenue Tombalbaye, dans la commune de la Gombe. Cette soirée a connu la présence de plusieurs personnalités politiques dont le représentant personnel du ministre de la Communication et des médias Patrick Muyaya Katembwe, du professeur Jean-Chrétien Ekambo, professeur à l’IFASIC, de plusieurs journalistes (hommes et femmes) ainsi que des acteurs de la société civile congolaise. Durant les 25 dernières années, l’UCOFEM a su travailler d’arrache-pied en étant un véritable modèle notamment sur la gestion des ressources humaines, du monitoring des médias, ainsi que sur les enquêtes diversement variées sur les questions de genre, le style journalistique, la déontologie etc. Le temps fort de cette cérémonie festive a été notamment l’allocution de Rose Masala, présidente exécutive nationale de l’UCOFEM.

Dans son mot, Rose Masala a d’emblée fait remarquer que l’UCOFEM constitue aujourd’hui non seulement une grande école de la vie pour les femmes journalistes qui militent pour la justice, sur le genre et autres, mais c’est aussi une ASBL avec laquelle les partenaires devraient collaborer sans failles dans le strict respect de son unité nationale et de son organisation interne. Ce qui a semblé échappé à certains partenaires. Elle note que cet événement festif qui tourne tous les projecteurs vers l’UCOFEM, est une éloquente occasion pour elle de transmettre une image rassurante et positive de l’association en vue de renforcer la confiance des partenaires présents dans ladite cérémonie ainsi que de différents membres qui voient leurs liens se raffermir. La présidente de l’UCOFEM a précisé que cette fête étale non seulement le résultat d’un dur labeur, mais démontre aussi et surtout la pérennité de l’UCOFEM qui a su durant son histoire, surmonter mille et une difficulté dans la mise en valeur de tout pour l’atteinte des objectifs. Bien qu’elle ait le privilège de prendre la parole ce soir, Rose Masala reconnaît que le mérite de tous ces résultats fructueux et élogieux glanés par l’UCOFEM durant ces 25 ans années, reviennent aux fondatrices qui se sont tour à tour succédé à la tête de l’association en lui laissant une mention spéciale et ce grâce à leurs familles respectives à qui la structure a rendu un vibrant honneur. L’occasion était venue pour Rose Masala de penser à toutes les Directrices exécutives qui se sont succédé avant sa modeste personne à qui elle a jeté des fleurs. Il s’agit de Cécile Kalambayi, Hortense Massamba, Clarisse Museme, Dorothée Suedi et Anna Mayimona à qui l’UCOFEM a rendu un hommage mérité. Cette journaliste et directrice exécutive nationale de l’UCOFEM n’a pas manqué l’occasion de rendre un hommage mérité à l’actuel comité de gestion qui a su prendre le taureau par les cornes pour le grand travail abattu et pour avoir relevé tous les défis de l’heure ayant contribué à l’avancement de cette structure.
L’UCOFEM a en outre remercié de vive voix tous ses partenaires potentiels présents à l’instar de la Bralima, l’USAID, Internews et tant d’autres qui l’ont accompagné pour la réussite de cet événement, sans oublier toutes les structures sœurs et tous ceux qui se sont faits représenter à cette soirée par leurs délégués dont elle a salué la présence à ce jubilé d’or.
Hommage aux femmes des médias
Dans son intervention, le ministre de la Communication et des médias Patrick Muyaya qui a délégué l’un de ses conseillers à cette célébration, a considéré que c’est un véritable honneur d’être associé à cette activité marquant la célébration du jubilé d’or de l’UCOFEM. Une organisation majestueuse des acteurs du secteur médiatique en l’occurrence les femmes. Des femmes qui ont par leur dévouement et détermination, marqué de leur empreinte par leur travail de qualité, l’affirmation des valeurs de la femme dans ce secteur en nombre masculin. Ce représentant a martelé que 25 ans durant grâce à leur combat sur la promotion de la femme du secteur médiatique, les dames de l’UCOFEM ont pu améliorer nettement l’image de la femme, ce symbole de la réussite plus que celui des idées de leur prédateur. ‘’La vision du président de la république sur la promotion de la femme et la lutte contre les inégalités est une question cruciale qui fonde les premiers pas, pilier du programme d’action du gouvernement 2021-2023 à savoir un État fort que pilote le Premier ministre Sama Lukonde ‘’, a rappelé le représentant du porte-parole du gouvernement, avant de souligner qu’il est irréaliste voire impossible de penser à un État fort sans une femme forte. Celle qui s’engage dans le monde médiatique pour traiter, récolter et informer toute une nation à ses risques et périls. Cette femme par qui les valeurs qu’elle incarne dans le monde médiatique, vend positivement l’image de la femme congolaise.
À travers son Conseiller, Patrick Muyaya a profité de cette occasion jubilaire de l’UCOFEM pour s’inscrire aux côtés de ces vaillantes dames qui se sont données comme défis la représentativité de la femme dans les postes des décisions au sein des médias en RDC. ‘’Cette femme qui a bataillé 25 ans durant pour reconstruire son image, promouvoir le leadership féminin dans les médias pour lutter contre les stéréotypes de genre dans les médias, mérite d’être élevée aux postes et rangs de qu’elle mérite dans le monde médiatique et social de la RDC. ‘’Vous avez une lourde tâche non seulement celle de la continuité des combats classiques de l’UCOFEM, mais aussi avec l’avènement des Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication, de faire face à la dépravation des mœurs dont est victime la femme des médias. Dans ce contexte particulier, celui de l’Etat de siège et par l’agression de la RDC par les terrorisées du M23 appuyés par le Rwanda, j’invite toutes les femmes des médias de continuer à promouvoir la paix pour changer les choses du pays’’, a conclu le représentant du ministre des Médias.
À titre de rappel, l’UCOFEM est une structure qui lutte contre la discrimination faite à l’égard de la femme, contre le mariage forcé et toute autre forme des violences faites contre la femme en milieu professionnel. Elle proteste contre les abus sexuels contre la femme des médias dont les bourreaux sont notamment les autorités politico-administratives, universitaires et autres.
Émouvants témoignages !
Plusieurs témoignages ont été faits au cours de cette soirée jubilaire dont celui du professeur Jean-Chrétien Ekambo. Pour ce professeur, il y eut un événement précédent pour qu’on arrive à l’UCOFEM. Mais on en parle pas parce que les gens l’ont oublié. C’est le jour où à l’école de formation des journalistes l’ISTI, où l’on a constaté que l’ISTI n’était plus un collège. Elle était devenu un lycée. Les filles étaient devenues majoritaires. Et plus rien ne pouvait plus les surprendre. Comme il y a eu UCOFEM, il y aura d’autres structures et enfants de l’UCOFEM parce que la majorité aujourd’hui dans cette profession, ce sont les dames. Signalons que cette soirée jubilaire de l’UCOFEM a été agrémentée par le ballet ‘’Umoja ‘’ et le comédien Dauphin Mbula Matadi.
Nico Kassanda













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