L’UDPS, ce parti qui, à première vue, ressemble à une école de jonglage où les clowns politiques se battent pour la visibilité, et où les secrets de famille sont aussi fréquents que les réunions de crise. Aujourd’hui, nous vous proposons un voyage un peu particulier dans l’univers burlesque d’un parti majoritaire qui, semble-t-il, a décidé de prendre le concept de “division” à la lettre.
Imaginez la scène : deux secrétaires généraux, issus de factions rivales, en mission pour aller rendre visite au consultant Conseiller Spécial Désiré Cashimir Eberande Kolongele. Oui, vous avez bien lu ! Deux adversaires acharnés, se regardant en chiens de faïence, se retrouvent dans la même délégation, dans le même cortège, dans le même bureau, probablement à se lancer des regards béton.
Tout cela pour défendre un parti qui semble avoir oublié la signification de l’harmonie. Qui aurait cru qu’une telle réunion puisse donner lieu à un épisode de sitcom ? Et parlons un peu de leur destination : le consultant pour les concertations nationales n’est autre que le Conseiller Spécial Eberande Kolongele. Si ce nom ne vous dit rien, cela signifie que vous n’avez pas été en RDC ces 6 dernières années.
Dans le grand théâtre de la politique, Désiré Cashimir Eberande doit certainement jouer le rôle du sage. Ancien Dircaba du Président Félix Tshisekedi lors du premier mandat, c’est lui qui apparaît comme l’homme qui tente de résoudre les conflits et sauver les situations difficiles. Membre de l’UDPS lui-même, il connait trop bien les tensions intergalactiques entre ces factions qui se haïssent cordialement.
On imagine déjà les joutes verbales, le “moi, je pense que” et le “non, mais en fait, c’est moi qui ai raison !” tant convoités. La réunion a dû être un spectacle dont même Netflix aurait du mal à se remettre. En attendant, au sein de l’UDPS, la diplomatie kouche-kouche est la norme. Qui a besoin d’unité, même en pleine agression Rwandaise, lorsque vous pouvez cloisonner votre parti en factions rivales de façon si élégante ?
L’art de se tirer dans les pattes tout en se souriant, voilà la devise ! Et pendant ce temps, le monde entier se marre, se demandant comment un parti majoritaire d’un pays agressé peut être à la fois un zoo et une école de ballet, où chacun essaie de danser sur les pieds des autres. Ce n’est plus de la politique. C’est presqu’une télé-réalité. On se prend à rêver d’un nouvel hymne pour l’UDPS.
Dans un mélange de sarcasme et de réalité, peut-être devrions-nous envisager une version revue de l’hymne national, intitulée “Divisés nous sommes forts”. Parce qu’au bout du compte, qu’est-ce qui est plus puissant qu’un bon vieux théâtre de l’absurde où tout le monde se déchire pour la gloire d’un même drapeau ? Nous voilà face à une contrainte tragique mais hilarante. Que fera l’UDPS avec autant de cacophonie en interne ?
Peut-être qu’à la prochaine réunion, Eberande Kolongele se présentera avec un panneau “Limite de chahut dépassée” et un seau de popcorn pour admirer le spectacle. Alors qu’on attend avec impatience les prochaines péripéties des secrétaires généraux, une chose est certaine : peu importe le résultat de leur rencontre, la comédie politique à l’UDPS ne manquera pas de nous divertir encore longtemps. Qui a besoin de Netflix quand la vraie politique se déroule juste sous nos yeux ?
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













