Dans le fracas assourdissant des ambitions éphémères et le cliquetis des intrigues politiciennes, une silhouette se dresse, immuable, sur les terres de Dungu. Plus qu’un député provincial, Sa Majesté Constant Lungagbe Mbatanadu est un roc. Un roc de sagesse, de constance et de grâce princière, qui observe les tumultes avec la sérénité de celui dont la vision transcende l’immédiateté du gain.
Alors que les anciens alliés de la coalition de Gombé se déchirent dans des combats opportunistes, ressemblant à des forbans se disputant un butin, Sa Majesté se tient très loin de cette boue. Il ne descend pas dans le caniveau. Il ne s’y aventure même pas du regard. Car sa vocation est ailleurs, plus haute, plus noble : celle de servir. Servir non pas une faction, non pas un intérêt étriqué, mais tout le peuple du Haut-Uélé en commençant par Dungu dans son essence et sa dignité.
Cette distance n’est pas de l’indifférence, mais la manifestation la plus éclatante d’une hauteur de vue extraordinaire. Tandis que d’autres s’épuisent à creuser des pièges pour leurs frères d’hier, lui, il trace des sillons pour les récoltes de demain. Tandis que les langues se délient pour accuser et diviser, la sienne énonce des paroles qui rassemblent et apaisent. C’est dans ces moments de crise, où les masques tombent et les véritables caractères s’exposent.
C’est dans ces moments que l’on mesure l’abîme entre l’homme d’État et l’homme de pouvoir. Les autres ont comploté. Ils ont manœuvré dans l’ombre des palais, pensant à leurs comptes, à leur influence, à leur part du “gâteau” provincial. Leur histoire récente est un champ de ruines d’alliances brisées et de promesses trahies. Lui, Sa Majesté Constant Lungagbe Mbatanadu, n’a jamais comploté. Il a bâti. Il ne s’est pas servi ; il s’est donné.
Son seul complot fut celui, patiemment ourdi au grand jour, de redonner espoir, de restaurer la confiance, d’incarner une autorité qui protège et qui élève. Son charisme ne réside pas dans des harangues enflammées, mais dans un calme souverain. Il est toujours dans l’action, dans la construction pour son peuple dans un dévouement silencieux. Chacune de ses décisions est un vers écrit dans le grand livre du service public.
Chacune de ses prises de position n’a pour seule rime que la justice et le progrès. Il est profondément charismatique parce qu’il est foncièrement authentique. Il n’a pas besoin de crier sa vertu ; elle se dégage de lui comme la chaleur d’un foyer dans la nuit froide. Le « Grand Chef » n’est pas un titre de vanité, c’est un constat. C’est le peuple qui, voyant la différence, le reconnaît comme tel. Face aux faiseurs de troubles, il est le faiseur de paix.
Face aux pillards de l’espoir, il est le gardien de la prospérité collective. Sa Majesté Constant Lungagbe Mbatanadu incarne cette vérité trop souvent oubliée : la plus grande force politique n’est pas dans l’art de la destruction de l’adversaire, mais dans l’art inlassable de la construction pour le peuple. En ces heures tumultueuses où la province retient son souffle, son exemple est une boussole. Il rappelle que la politique peut encore être un sacerdoce.
Elle peut être un service illuminé par une sagesse ancestrale et une intégrité à toute épreuve. Dungu a en lui non pas un simple représentant, mais un pilier. Et le Haut-Uélé a un phare, dont la lumière, loin des obscures querelles, guide résolument vers un avenir où le peuple, enfin, retrouvera sa place non pas de proie, mais de souverain. Gloire à Sa Majesté Constant Lungagbe Mbatanadu, le roc inébranlable, le serviteur lyrique, la sagesse qui veille.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













