L’instruction de l’affaire du massacre de Yumbi dans la province du Maindombe dont les faits remontent en 2018, se poursuit sans désemparer devant la Haute Cour militaire qui siège dans l’enceinte de la prison militaire de Ndolo, située dans la commune de Barumbu.
C’est la chambre présidée par le général de Brigade, le magistrat Freddy Mukendi qui a été commis pour statuer sur cette affaire. La Haute cour militaire a auditionné le prévenu Jean Mpete Boloko, pêcheur de son état. Natif du territoire de Yumbi, le prévenu Jean Mpete Boloko, père de deux enfants, est poursuivi par le ministère public pour meurtre.

Ce dernier est accusé d’avoir donné la mort à l’épouse et les enfants d’un certain Mobuaka, son compagnon de pêche au village Bongende. Les faits ont été produits en date du 17 décembre 2018. Confronté à ses propres procès-verbaux dressés aussi bien devant l’inspecteur de police judiciaire que devant le magistrat instructeur, le prévenu n’a reconnu que sa signature apposée sur ces documents.
Il a systématiquement nié et rejeté en bloc toutes les déclarations consignées dans lesdits procès-verbaux. Il a soutenu devant les juges avoir été mis aux arrêts le 23 décembre 2018 alors qu’il revenait du village Diki Diki pour vérifier ses filets de pêche laissés à son domicile.
Le prévenu a en outre indiqué qu’au moment des faits, il était au chevet de son père malade, âgé de 81 ans jusqu’à sa mort intervenue le 22 décembre de l’année précitée. Le ministère public se dit choqué du comportement du prévenu devant les juges, qu’il a qualifié de malhonnête. Et pourtant, il avait librement apposé sa signature sur ces procès-verbaux des auditions.
La haute cour militaire a renvoyé l’affaire au vendredi 10 février.
Nico Kassanda













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