Plusieurs inspecteurs de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), à Kinshasa comme à l’intérieur du pays continuent à monnayer le contrôle des dossiers des finalistes. Une situation qui n’est pas de nature à plaire à la hiérarchie.
Pour décourager cette antivaleur, l’inspecteur général de l’EPST promet des « sanctions exemplaires » contre les récalcitrants. Dans une correspondance datée du 20 octobre 2023 et adressée aux inspecteurs principaux provinciaux, Odia Musungayi regrette qu’en dépit des instructions en vigueur, la pratique se poursuit.
“ Les informations en ma possession font état du monnayage de l’opération du contrôle des dossiers scolaires des finalistes (…) en dépit des pertinentes instructions y relatives, certains inspecteurs, de connivence avec des chefs d’établissement scolaires véreux, s’enlisent dans ce genre d’antivaleur. À cet effet, je vous enjoins de sévir avec la dernière énergie (…) contre tout récalcitrant ”, ordonne l’Inspecteur Général à l’EPST Odia Musungayi. Pour passer leurs épreuves certificatives, les finalistes tant du primaire que du secondaire, doivent présenter un dossier retraçant leur parcours scolaire. Face au manque de pièces, certains inspecteurs n’hésitent pas à demander de l’argent aux élèves.
D’autres vont jusqu’à « instituer carrément un montant que chaque finaliste doit payer, peu importe s’il a un dossier en ordre ou pas », conclut-il.
Rappelons que depuis un temps déjà à Kinshasa, plusieurs écoles demandent aux candidats finalistes du secondaire de l’argent pour un prétendu contrôle des dossiers par les inspecteurs de l’EPST.
Djodjo Mafuku













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