Muanda : la DGDA brille dans les tracasseries et entraves à la loi

La ville de Moanda est lointaine, précisément à 539,8 km de Kinshasa à 10 heures de route en bus. Les 100 000 habitants qui y vivent souffrent énormément du mauvais traitement des agents de la Direction Générale des Douanes et Accises, DGDA qui se plaisent à enfreindre les lois et à cracher sur les procédures.

Contactée par votre média, une victime a décrié encore ce manque des procédures des agents de la DGDA qui ne sont pas à leur premier forfait suite à une procédure de scellement sur des fûts vides. “ Un agent fictif de douane est venu au dépôt, demandant un petit rien pour les nouveaux fûts qui sont vides, mais sa demande était exorbitante et nous avons refusé de lui donner quoi que soit. Et après, il est allé appelé ses supérieurs dont le numéro 1 pour venir sceller notre dépôt, demandant abusivement les factures payées sur les taxes et les reçus de la CADECO, or cela sont payées au cas où les fûts vides sont achetés à Kinshasa ou à Luanda (Angola), mais nos fûts vides sont achetés localement par un vendeur très connu, et nous avons bel et bien payé les droits à l’administration du territoire et autres, là ils nous menacent énormément à venir sceller notre dépôt sans un mandat émis du Tribunal de Commerce ou un quoi que soit mandat émis pour le scellement, c’est un non-respect des procédures établies  » s’est plaint la victime tout en lançant son cri d’alarme.

Il sied de noter que la DGDA ne se limite qu’au contrôle de l’export et d’import des marchandises, et l’Office Congolais de Contrôle, OCC qui s’occupe maintenant du suivi des produits mis sur le marché pour une bonne consommation, mais là les éléments de la DGDA ont dépassé le seuil du tolérable.

Rappelons que l’activité principale dans la ville de Moanda est l’extraction pétrolière onshore et offshore, mais le taux de chômage est de 95 % de la population, et là les agents de la DGDA s’usent de leur position pour renvoyer de nouvelles victimes au chômage, or dans un pays démocratique où l’état de droit prime, le respect des droits et libertés fondamentaux doit aussi primer.

OS et Timothée Luemba

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