Le président de la CENI Denis Kadima, lors de sa récente sortie médiatique, avait révélé qu’aucun décaissement n’a été effectué jusque-là pour le compte de la CENI alors que le temps avance. Une manière de tacler et responsabiliser le Gouvernement.
La réplique du Gouvernement ne s’est pas faite attendre. Le ministre des Finances Nicolas Kazadi a déclaré sans ambages : “Denis Kadima a demandé 1,6 millions de dollars pour les véhicules du bureau de la CENI. Nous nous sommes réservés de le faire parce que la CENI nous a envoyé les prix 30 à 40 fois supérieurs que les prix pratiqués sur les marchés. Nous avons préféré faire un paiement direct auprès des fournisseurs aux vrais prix. Au sujet du retard évoqué par le patron de la centrale électorale, l’argentier congolais affirme vivre cette situation au quotidien : “être à la base de retard dans le décaissement est un chantage que je vis au quotidien pour sortir l’argent sans contrôle adéquat”.
Seulement quelques semaines depuis son avènement à la tête de la CENI, le patron des finances congolaises alerte l’IGF au sujet du contrôle au sein de cette institution d’appui à la démocratie. “Je suis pour le contrôle de l’IGF, y compris à la CENI. Les 3 processus électoraux ont coûté extrêmement cher et il y a eu très peu de contrôle. Chaque fois que la CENI viendra avec des demandes, nous allons regarder de près”. Budget non réaliste Dans la même logique que son ministre, le Chef du gouvernement Jean-Michel Sama Lukonde a déclaré, lors du petit- déjeuner devant la presse. ” Pour l’exercice 2022, la CENI nous a proposé un budget de 640 millions de dollars américains. Pour nous, elle devrait nous amener un budget réaliste… Nous discutons de la rationalisation des dépenses des élections, parce que c’est le quatrième cycle électoral dans notre pays. Ces discussions sont en train d’aboutir”. Et pour apaiser les esprits, Sama révèle qu’il y a une “provision de 100 millions de dollars disponibles depuis 2021.
En 2022, le gouvernement a injecté 250 millions de dollars dans le cadre d’exécution de la loi de finances 2022. ” Des discussions avec la CENI consistent à aplanir les divergences pour que nous ayons un budget réaliste et la confiance de tous dans ce processus électoral”.
JM Mawete













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