Dans une interview qui fera sans doute date dans le livre des erreurs politiques, Nicolas Kazadi s’est illustré par une série de fautes si graves qu’elles méritent d’être mises en lumière. Ce spectacle désolant prouve que, lorsqu’il s’agit de faire preuve de décence et de responsabilité, certains hommes d’État semblent prendre un chemin détourné.
Tout d’abord, parlons de cette fâcheuse manie qu’a Monsieur Nicolas Kazadi de convoquer, à toutes les sauces, ses discussions avec le Chef de l’État Félix Tshisekedi. Une telle confusion entre sa relation personnelle et les affaires officielles est non seulement déplacée, mais elle montre aussi un manque flagrant de discernement et de devoir de réserve.
En quoi ses conversations privées pourraient-elles éclairer le public sur les enjeux institutionnels ? Peut-être Nicolas Kazadi devrait-il se rappeler qu’il représente l’État et non son propre ego. Ensuite, son populisme en tant qu’ancien ministre régalien en charge des Finances, en pleine guerre avec l’orthodoxie budgétaire, est tout simplement pitoyable.
Dans un moment où la reddition des comptes est sous les feux de la rampe, il choisit de jouer à l’homme du peuple plutôt que d’assumer ses responsabilités. Est-ce vraiment le moment de faire du populisme alors que la confiance dans notre système financier est déjà en péril ? Et que dire de cette incongruité monumentale concernant le dossier de l’Arena ?
Découvrir une surfacturation de plus de 50 millions et agir comme si c’était une simple broutille est non seulement irresponsable, mais cela frôle le criminel. Que pense-t-il de nos partenaires financiers internationaux ? Peut-être que Nicolas Kazadi croit que l’argent se ramasse à la pelle, mais pour ceux d’entre nous qui vivent dans la réalité, chaque centime compte.
Ignorer une telle malversation est une trahison envers le peuple. Enfin, cette fameuse déclaration où il évoque une soi-disant victime de rétro-commission, Gabriel Mokia, qui le confond publiquement, est la cerise sur le gâteau. Cela soulève une question cruciale : que doit-on attendre de la suite ? Une enquête ? Des excuses ? Ou simplement un silence gêné ?
Nicolas Kazadi semble avoir oublié qu’il est censé être un homme d’État. Son attitude, ses propos et ses comportements montrent un homme plus préoccupé par son image personnelle que par l’intérêt général. À l’heure où la crédibilité de nos institutions est mise à mal, il serait peut-être temps pour lui de prendre du recul et de réfléchir sur la manière dont il pourrait réellement servir notre nation, plutôt que de se livrer à un spectacle désolant.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













