L’arrivée du nouveau bureau définitif de l’Assemblée provinciale du Haut-Uélé pour la législature 2024-2029 suscite des réactions différentes dans l’opinion. Le changement est toujours agréable car tout ce qui est nouveau en prépare un autre. Il n’est jamais douloureux car rien n’est permanent. Les affairistes de la province détestent le changement. Il s’est imposé à eux.
Avec l’Honorable Zamba Ndezu Justin à sa tête en tant que Président, suivi de ses collègues tels que l’Honorable Tinda Bweisu Joseph comme vice-président, l’Honorable Siuka Makofi Floribert en tant que Rapporteur général, l’Honorable Sangba Nekingbo Jacques en tant que Rapporteur général Adjoint, et l’Honorable Azaro Kany Françoise en qualité de Questeure, cet ensemble de membres semble promettre une nouvelle ère pour la province.

Cependant, certains pourraient se demander si ce bureau reflète véritablement la diversité et les besoins changeants de la société actuelle, ou s’il incarne plutôt une continuité rigide d’un système politique dépassé. Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement. C’est la solution pour avoir une province du Haut-Uélé qui s’inscrit dans une dynamique positive.

En cette ère de bouleversements politiques mondiaux, seules les actions concrètes de ce bureau permettront de juger de sa véritable portée et de son efficacité pour le Haut-Uélé. Les affairistes qui ont mis la province en coupe réglée ne résistent pas au changement. Ils en sont incapables. Ils résistent plutôt au fait d’être changés.
Qu’un bureau définitif soit élu par des députés provinciaux issus de toutes les circonscriptions électorales et fatigués de siéger dans une école en lieu et place de l’assemblée provinciale inachevée en dit long sur l’échec patent du Gouverneur sortant Christophe Baseane Nangaa, frère biologique du chef rebelle Corneille Nangaa Yobeluo.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR












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