La RDC sera définitivement fixée sur son sort en ce qui concerne l’organisation des IX èmes de la Francophonie à Kinshasa, au terme d’une importante réunion convoquée par le Secrétariat général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), prévue ce mercredi 21 juin.
Selon un communiqué de presse, la Secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, tiendra ce mercredi une réunion avec les délégués des pays membres pour notamment décider du maintien ou non des Jeux de la Francophonie de Kinshasa prévus du 28 juillet au 06 août. De l’avis des observateurs, est-ce un nouveau report? L’annulation ou le suspense? Dans le camp des Congolais, on croise les doigts et on reste très optimiste pour que ces jeux ne soient pas délocalisés, de peur que l’organisation soit confiée au pays voisin, qui n’est autre que le pays d’origine de la SG de l’OIF en l’occurrence le Rwanda.
Le problème des infrastructures
Chose grave, malgré le problème des infrastructures, le Comité national des Jeux de la Francophonie -CNJF- assure être prêt. Récemment nommé à la tête dudit comité, Isidore Kwandja Ngembo reste confiant pour le déroulement de ces Jeux à Kinshasa du 19 au 28 août 2022.
Tous les RD-Congolais souhaitent que leur pays puisse organiser ces Jeux de la Francophonie. Ce sera un nouveau départ pour notre pays. Les nations qui abritent de grandes compétitions du continent ne nous surpassent pas. C’est une question de volonté. Si aujourd’hui cette campagne est délocalisée, ce sera une honte et une contre campagne pour la RD-Congo». Ces IX èmes Jeux de la Francophonie entretiennent un suspense auprès des amoureux du sport RD-congolais qui veulent voir leur pays accueillir les athlètes de différents pays du monde.
Il convient de souligner que le mois dernier les militants de mouvements citoyens congolais ont manifesté devant l’ambassade de France à Kinshasa contre l’organisation prochaine en RDC des Jeux de la Francophonie, sur fond de conflit dans l’Est impliquant le Rwanda soutenu selon eux par les pays occidentaux.
Les manifestants, une vingtaine, ont dénoncé la Francophonie, l’assimilant à “une forme de colonisation mentale”, mais surtout le fait que la secrétaire générale de l’OIF soit l’ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo. “Notre pays est agressé, on ne peut pas festoyer aux Jeux et en même temps observer les massacres”, a déclaré à la presse Josué Bung, du mouvement “Sang Lumumba”.
L’Objectif













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