Dans un monde où les récits dominants sont trop souvent façonnés par des voix étrangères, Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et Médias, Porte-Parole du Gouvernement de la RDC, incarne une révolution silencieuse mais puissante : la “Souveraineté Narrative” qui n’est rien d’autre que le pouvoir du récit.
Cette doctrine, audacieuse et visionnaire, appelle les Congolais à se réapproprier leur histoire, à contrôler leur image et à forger leur destin sans filtre extérieur. “Nous devons nous ré-approprier le narratif sur notre pays, en Afrique comme dans le monde”, déclarait-il avec une conviction qui résonne bien au-delà des frontières congolaises. Patrick Muyaya Katembwe n’est pas simplement un ministre.
Il est un passeur d’idées, un défenseur de l’authenticité congolaise. Dans un contexte où la RDC est souvent réduite à des clichés médiatiques — conflits, pauvreté, instabilité —, il oppose une contre-narration fondée sur la résilience, l’innovation et la fierté nationale. Son combat pour la souveraineté narrative s’inscrit dans une dynamique nationale, rappelant que “se raconter soi-même, c’est exister pleinement”.
Cette philosophie rejoint celle d’autres penseurs, mais le Ministre Muyaya y apporte une dimension pragmatique en encourageant les productions locales et les partenariats multilatéraux. C’est exporter une image moderne de la RDC, à l’image de sa riche culture et de son potentiel économique et en formant les jeunes à critiquer et produire des contenus autonomes.
Patrick Muyaya promeut une histoire décomplexée, où les héros locaux comme Patrice Lumumba ou les innovations congolaises (comme le projet de batteries électriques à Manono ) occupent le devant de la scène. Il s’agit de remplacer le récit de la victimisation par celui de la résilience et de l’ambition. Lors des crises sécuritaires dans l’Est du pays, Patrick Muyaya a su humaniser le discours gouvernemental.
En porte-parole stratège, il a évité les écueils de la propagande pour privilégier un langage inclusif et mobilisateur. Son approche contraste avec les traditionnelles communications autoritaires, préférant le dialogue et la transparence. En s’alliant avec des pays d’autres pays continentaux pour promouvoir l’industrialisation via l’agro-transformation, il montre que la souveraineté narrative passe aussi par l’intégration régionale.
Patrick Muyaya défie les conventions. Il refuse l’afro-pessimisme, lui préférant une afro-opportunité. Il critique certains médias qui, selon lui, “créent des réalités parallèles” sur la RDC. Il mise sur la jeunesse, vecteur essentiel d’un nouveau récit collectif. Sa pensée rejoint celle d’autres auteurs mais avec une urgence politique : “Si nous ne disons pas qui nous sommes, d’autres le feront à notre place — et mal.”
Patrick Muyaya Katembwe n’est pas seulement un ministre ; il est un artisan de l’imaginaire congolais. Sa doctrine de la Souveraineté Narrative est un appel à l’action : écrire, filmer, parler, chanter le Congo mais aussi l’Afrique nous-mêmes. Dans un monde où les batailles culturelles sont aussi décisives que les guerres économiques, son combat est celui de toute une génération. Et comme il le rappelle : “Unis, nous sommes forts. La RDC ne sera forte que lorsqu’elle aura appris à se raconter.”
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













