Pensez-vous que les préoccupations du peuple sont au centre de l’action gouvernementale ?

Le budget 2022 présenté par le Premier ministre Sama Lukonde a été déclaré recevable par les députés, mais au prix d’âpres débats. Et la polémique sur la répartition des fonds publics persiste. Un peu plus de 20 000 milliards de francs congolais (soit environ 10 milliards de dollars). C’est le montant du budget 2022 que les députés congolais ont déclaré recevable à l’issue d’une plénière aux allures de marathon qui n’a connu son épilogue qu’au petit matin, ce vendredi 19 novembre.

Alfred Kipang : absolument oui ! Mais selon le slogan du chef de l’État ‘‘le peuple d’abord’’, je pense que pour le moment il ne l’a pas encore fait, mais il le fera.

Alex Djunga : dans un pays comme le nôtre, Non. Les gouvernants, ne travaillent que pour leurs propres intérêts. Théoriquement, les préoccupations du peuple doivent être au centre de la gouvernance. Mais hélas pratiquement, ce n’est pas le cas en RDC. Je pense qu’il nous faudra une conscientisation de la jeunesse pour mettre fin à cela.

Fabien Kambi: les préoccupations du peuple ne sont pas au centre de la gouvernance du fait que si vous regardez bien le peuple croupit dans la misère, la population a besoin de l’électricité, l’eau potable, une bonne éducation, couverture sanitaire, créations d’emplois, etc. Donc le social de la population. Toutes ces préoccupations de la population seront au cœur de la gouvernance si le Gouvernement parvenait à les résoudre.

Justin Mukaya: en rapport avec ça, ça me sera un peu difficile de répondre car si je dis oui, la question de savoir pourquoi jusqu’à maintenant notre PIB ne monte pas malgré notre potentiel ? Pourquoi les choses vont de pire en pire malgré le changement opéré au sommet du pays? En ce moment-là, je dirai que je n’ai pas raison. Par contre, si je dis encore non, la question de savoir, pourquoi alors sont-ils là ? Signant des choses qui semblent alors être au service du peuple ? Et pourquoi travaillent-ils ? Je trouve que je me contredits encore ; c’est ainsi que je trouve qu’il est nécessaire que je relativise ma réponse en rapport avec le pourcentage, en disant, les gouvernements congolais, ayant un poste, la première chose à quoi ils pensent c’est d’abord établir les moyens par lesquels ils seront garnis d’argent. Et donc, d’office, étant au pouvoir, ils ont d’abord pensé tous à remplir leurs comptes. Ensuite, ils ont pensé au peuple congolais. Je dirai alors, les préoccupations du peuple congolais ne sont pas au centre de la gouvernance car tout simplement, leurs questions sont secondaires pour les dirigeants congolais et en première position, c’est d’abord eux. Les préoccupations sont à peut-être même 20% dans les têtes de ces gens-là.

Blaise: c’est terrible. Nous voulons le changement, un jour, il viendra. Mais jusqu’alors c’est négatif, Oui, juste un peu mais sans oublier que le changement c’est nous, au risque d’être corrompu aussi par le pouvoir un jour.

Trésor Mbuyi: les préoccupations du peuple congolais sont théoriquement au centre de la gouvernance mais pratiquement non non. C’est que le peuple Congolais est simplement en train d’assister aux promesses non tenues ou non accomplies. Le Gouvernement s’intéresse à ce qui n’apporte rien dans la vie sociale. C’est pourquoi, notre pays est parmi les vulnérables du monde. Mais nous avons au moins plus de 80% de réserves mondiales des ressources minérales. Alors pourquoi nous vivons ça, je vois que nos dirigeants ne sont pas crédibles. Jonathan Tshisuaka: oui certainement, vu l’effort fourni par le Gouvernement pour la gratuité de l’enseignement et l’intérêt qu’ils ont pour mettre fin à la guerre à l’est.

Pierre Kabongu: non, parce que la politique gouvernementale ne répond pas à la vie sociale des congolais.

Clarisse Kapinga : dans la Constitution, oui les préoccupations du peuple tournent autour du gouvernement, mais ce n’est pas le cas dans notre pays. Qu’on se le dise quand même, qui osera dire qu’ici en RDC la gouvernance est focalisée sur la population car c’est pratiquement le contraire de ce que nous vivons. Ce qui est dommage est que les autorités nous comblent des promesses qu’ils n’ont jamais pensées à réaliser.

Xavier Mpia: en fait, théoriquement la gouvernance tourne autour des besoins du peuple, mais en tant qu’un pays sous-développé jusqu’alors, nous nous efforçons pour que cela soit centralisé totalement.

Joy Djangu : avec ces dirigeants qui, une fois au pouvoir oublient ce qu’ils sont sensés faire et s’approprient le pouvoir.

Junior Nshimba : certes, prenons le cas de l’actuel gouvernement, ils fournissent l’effort pour que les besoins du peuple soient la base de leur gouvernance malgré les imperfections.

Propos recueillis par Clarisse Mfuamba

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