Le député provincial Erick Bukula a, jeudi 13 octobre, saisi le bureau de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa (APK) en vue de transmettre une question orale avec débat adressée au ministre provincial de l’Intérieur, Sécurité et Justice sur la recrudescence du banditisme urbain, communément appelé « Kuluna », dans la capitale congolaise.
L’élu de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) motive cet exercice parlementaire par le fait de la montée fulgurante du phénomène Kuluna dans la ville de Kinshasa, siège des institutions de la République démocratique du Congo.
Par ailleurs, cet élu estime que le ministre ayant dans ses attributions, la sécurisation des personnes et de leurs biens, détient des explications claires et vraies pour éclairer les députés. “ De ce fait, il me revient de dire que cette situation traduit une certaine velléité constatée de la part des services de sécurité qui ne fournissent aucun effort pour endiguer ce fléau qui ne cesse de désacraliser la vie humaine ”, a-t-il écrit. “ J’ai remarqué ce dernier temps une montée en puissance de ce phénomène kuluna qui n’épargne pas les symboles de l’État. l’État a le monopole de la violence, malheureusement il s’observe une déviation qui atteste que cet attribut de souveraineté est exercé concurremment par des personnes hors la loi qui opèrent librement, comme-ci nous étions dans une jungle où règne la loi du plus fort ” peut-on lire dans cette question orale.
Il convient de dire qu’une série de huit (questions a été déposée à l’encontre du ministre Tenge Te Litho pour éclairer les élus provinciaux sur cette situation du phénomène juvénile ( kuluna ) à Kinshasa notamment :
1. Pouvez-vous nous expliquer la mission et les attributions du ministère de l’Intérieur en ce qui concerne la sécurité de la population et de ses biens ? 2. Quelle est la politique du gouvernement provincial en matière de sécurité des personnes et de leurs biens ?
3. Quel est le lien de collaboration entre le ministère de l’Intérieur et le Commissariat provincial de la Police ?
4. Comment justifiez l’inefficacité des services de sécurité face aux Kuluna, ils sont plus équipés que la Police ?
5. Combien le ministère bénéficie concrètement par mois et par an, en termes d’équipements et moyens financiers pour lutter contre le phénomène Kuluna ?
6. Quelles sont les actions à impact visible que vous avez menées contre les kuluna depuis que Didier Tenge Te Litho est ministre de l’Intérieur ? Etc.
Par ailleurs, cet élu du peuple a souligné que cette situation met les Kinois dans une insécurité indescriptible, la population ne sait plus vivre paisiblement par crainte de ces jeunes incontrôlés qui sèment terreur et désolation.
Djodjo Mafuku













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