L’insécurité continue à prendre de plus en plus des proportions inquiétantes dans la ville province de Kinshasa et plus particulièrement à Binza Ozone, dans la commune de Ngaliema.
Ce sont les bandits urbains communément appelés “kulunas “ qui sont à la base de cette insécurité tant décriée dans cette partie de la capitale. Ces inciviques s’attaquent à toute personne qui s’évertue à dénoncer leurs actes criminels, barbares, antisociaux et odieux.
Certaines personnes éveillées et hostiles à ces délinquants, sont actuellement la cible de ces bandits urbains. C’est le cas d’un monsieur répondant au nom de Tsasa Phuna, domicilié au quartier Binza, qui vit actuellement en clandestinité. Ce paisible citoyen est victime des menaces de mort et fait l’objet des recherches systématiques par ces bandits urbains (kulunas), qui lui promettent d’ores et déjà de couper son corps humain en mille morceaux comme ils l’ont d’ailleurs fait récemment avec un responsable et père de famille qui a eu le malheur de tomber entre leurs mains. Ces malfrats ont d’abord amputé les bras à ce père de famille à l’aide de leur machette, avant de lui donner la mort. Cette menace des “kulunas “qui constitue d’ores et déjà une chaude alerte et un avertissement pour ce citoyen lambda, l’a contraint à vivre désormais en clandestinité craignant de subir le sort de ce père de famille qui s’est vu coupé en morceau comme une brebis placée dans l’abattoir.
Dénoncer les actes criminels
Il faut dire que le concerné a dénoncé tout haut et à maintes reprises les actes criminels, barbares et antisociaux que commettent ces délinquants à longueur des journées et spécifiquement durant les heures avancées de la nuit, sans pour autant être inquiétés. En dénonçant leur comportement ”, il était devenu la cible des “kulunas “ dans ce quartier, et ces derniers étaient déterminés à se débarrasser de sa personne. Voulant préservé sa vie, il préféra prendre la fuite pour vivre désormais en clandestinité suite aux menaces et attaques qu’il subissait. Ces “kulunas “, ont alerté et mobilisé leurs collègues d’autres quartiers à propos de leur cible qui devenait un témoin gênant de leurs actes, voulant ainsi l’exterminer. Le pauvre monsieur paye le prix de la clandestinité pour avoir alerté les agents de la police commis au sous-commissariat situé dans son quartier, en dénonçant le comportement, mais aussi le modus operandi c’est à dire le mode d’opération de ces “kulunas “. Malheureusement, il n’y a eu aucune réaction positive de la Police. Et pourtant, la police ou encore le magistrat du parquet devraient appuyer les dénonciations faites. Car, l’article 2 du Code de procédure pénale congolais énonce le rôle d’un magistrat du parquet, celui de rechercher les infractions aux actes législatifs et réglementaires commis sur le territoire de la république et de recevoir les plaintes et dénonciations. Malheureusement, les dénonciations faites par la victime dans le but de voir l’insécurité être éradiquée dans son quartier, tourneront contre sa vie et c’est lui-même qui mettra sa propre vie en insécurité, en allant vivre en clandestinité comme un individu ayant commis un crime.
Habitations ciblées
Il faut dire qu’en dehors des opérations qu’ils réalisent souvent dans des endroits reculés et isolés de la nuit, ces inciviques ont développé une autre forme de banditisme. Celle-ci consiste actuellement à pénétrer dans des habitations ciblées. Dès qu’ils trouvent un jeune homme, ce dernier a le malheur d’être neutralisé (abattu). Ce qui leur facilite la tâche de bien réaliser leur forfait à savoir viol, vol, extorsion, meurtre etc. Le comble est que chaque fois qu’une résidence ou un individu est sous menace de ces délinquants, la victime est abandonnée à son propre triste sort. Aucun agent de la Police nationale ne vienne à la rescousse. Dans l’entre-temps, la personne qui s’évertue à dénoncer, devient lui aussi la prochaine cible des kulunas. L’on se rappelera même que ces kulunas sont allés jusqu’à défier un policier nommé Sadam Ibanda surnommé “ Wonda Wonda “ qui avait tiré sur la jambe de l’un de leur collègue (Kulunas) au quartier Mombele dans la commune de Limete. Ce policier était même reçu par le Commissaire provincial de la police ville de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo. Mais juste après ces bandits urbains ont déclenché la guerre contre cet agent de la police nationale, se mettant à le rechercher pour venger leur collègue. Et la vie de ce préposé de l’Etat congolais se trouve en danger, jusqu’à ce jour. Si les jeunes délinquants primaires peuvent mettre en danger la vie d’un agent de la police bien armée, à combien plus forte raison ce citoyen lambda qui ne dispose d’aucun moyen de défense, pourra-t-il résister à leurs assauts ?
Nestor Masaki, autre victime
Si TSasa Phuna vit depuis quelques temps en clandestinité à Ngaliema du fait de la crainte de subir le diktat de ces bandits urbains, à Kimbanseke par contre, le sang a coulé. Il s’agit du sang d’un jeune homme nommé Nestor Masaki Makalu, juriste de formation qui a terminé ses études en droit en 2021, dont les kulunas ont arraché la vie, en le coupant en morceaux. Ce fait s’est produit dans la nuit du mardi 11 au mercredi 12 octobre 2022 sur l’avenue Bandundu à Mokali. Juriste de formation, sortant fraîchement de l’université, Nestor Masaki a succombé après avoir reçu plusieurs coups de machette sur plusieurs parties du corps. Ces bourreaux étaient venus non seulement dans l’intention de voler, extorquer les biens dans le domicile où habitait l’infortuné, mais ils étaient surtout décidés de mettre un terme à la vie de ce jeune homme étant donné que ce juriste constituait un frein et un obstacle pour eux de réaliser leurs salles besognes. À maintes reprises, le défunt était prêt à dénoncer leurs actes criminels auprès de la Police. C’est pour cette raison qu’ils ont entrepris de mettre un terme à sa vie, pour leur permettre d’opérer en toute liberté et quiétude. Le sang du jeune homme ayant coulé à flot, il a fait l’hémorragie et a succombé de suites de ces coups de machette. Il convient de signaler que pour opérer en toute tranquillité dans le domicile de l’illustre disparu, ces bandits urbains avaient bloqué les portes de tous les voisins à l’aide des fils de fer. Cela, dans le but d’empêcher un quelconque secours qui pourrait venir de gauche et de droite.
Suite aux multiples dégâts et forfaits que ces bandits urbains commentent dans la société, lesquels endeuillent la société, certains habitants du quartier plaident auprès des autorités du pays, de doter des armes aux responsables de familles et aux notables du quartier en vue de se défendre contre les attaques nocturnes et mêmes diurnes perpétrées par ces barbares. Les observateurs quant à eux, se posent la question de savoir que fait réellement la police face au diktat et comportements inhumains de ces ‘’Kulunas ‘’ surtout lorsqu’on leur rapporte les faits ?
D’autres observateurs par contre se plaignent du fait que l’Etat congolais à travers la Police nationale et les services de sécurité, ne disposent d’aucune politique ou stratégie à mettre en place en vue de mettre définitivement fin au règne de ce phénomène dit “kuluna” sur l’ensemble du pays.
Nico Kassanda













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