L’opposant congolais Moïse Katumbi sort finalement de son silence après la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle, le 31 décembre dernier, par la Commission électorale Nationale Indépendante (CENI).
Classé en deuxième position par la centrale électorale avec 18%, Moise Katumbi lance son mot d’ordre et appelle la population à se tenir debout pour les actions pacifiques contre ce qu’il considère comme la fraude électorale. Le candidat numéro 03 à la présidentielle du 20 décembre dernier, Moïse Katumbi Chapwe, appelle donc à la « mobilisation générale » pour contester la victoire de Félix Tshisekedi telle que proclamée par CENI.
Pour le président du parti Ensemble pour la République, rien n’est encore fini. Il invite les congolais à ne pas se décourager car, dit-il, le temps de l’action est venu.
“ Peuple congolais tenons bon, le temps de l’action est venu. Par des actions pacifiques et démocratiques, nous allons résister et reconquérir notre droit le plus légitime, celui de faire échec et reprendre en main notre destin avec les dirigeants de notre choix. Amis, partenaires, frères africains, les congolais n’ont-ils pas droit à de vraies élections ? (…) Personne ne peut s’ériger en complice de cette fraude électorale que nous n’accepterons jamais ”, a dit Moïse Katumbi.
L’ex gouverneur du grand Katanga et président de l’équipe de football le Tout Puissant Mazembe, appelle les congolais à un sursaut citoyen. ”Nous devons ensemble soustraire notre pays des mains de la prédation, de la gabegie, de la corruption, et de toutes les injustices. C’est pourquoi avec d’autres compatriotes, avec les forces sociales et politiques un sursaut citoyen est nécessaire”, a-t-il ajouté dans son allocution. Dans ce même message, Moïse Katumbi s’étonne gravement des messages de félicitations de quelques pays africains à l’endroit de Félix Tshisekedi après la publication des résultats par la CENI.
Pour Katumbi, les irrégularités constatées le jour des élections et la prolongation des heures et des jours prouvent à suffisance la tricherie à grande échelle préparée par le pouvoir en place. Pour rappel, selon le résultat provisoire publié par la CENI, Moïse Katumbi a fini deuxième à la présidentielle avec 18% des suffrages exprimés.
Djodjo Mafuku













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