C’est depuis le 11 novembre dernier, que la Haute cour militaire qui instruit l’affaire du meurtre sur l’élève policier Alain Nzinunu, avait clôturé la phase d’instruction.
Pour ce faire, elle avait fixé la date du 25 novembre pour recevoir les plaidoiries des parties ainsi que le réquisitoire du ministère public. Prêts pour affronter le ministère public dans son réquisitoire et la partie civile dans la bataille juridique des plaidoiries, les avocats de la défense du commissaire divisionnaire adjoint et commandant de la Légion nationale d’intervention (LENI), le général Elvis Palanga Nawej, se sont présentés dans la salle d’audience comme prévu, tout comme les avocats de la partie civile. Curieusement, à la surprise générale, l’officier du Ministère public le général Jean Baseleba va briller par son absence. Le comble est qu’aucune raison valable n’a été communiquée ni aux juges, ni à la défense, moins encore à la partie civile.
Comportement indigne
Le comportement du ministère public a été décrié par la partie civile et la défense. Indigné et inquiét par cette absence, le député national et bâtonnier national Me Matadi Wamba Kamba Mutu de la défense a fait remarquer d’un ton colérique aux juges que les agissements du général Baseleba constituent le manque d’égard et de considération non seulement vis-à-vis des parties au procès, mais aussi et plus grave encore vis-à-vis de hauts magistrats qui instruisent ce dossier. Le bâtonnier national a également fait remarquer à la haute Cour que vu la qualité ou la trempe de la personne du général Elvis Palanga Nawej, l’organe de la loi ne pouvait pas se moquer de sa personne pour le faire traîner devant la justice depuis 2019. Et pourtant, c’est quelqu’un qui est au service de la nation. ”Il pense que nous ne sommes pas au courant de ce qu’il est en train de faire là-bas à l’Est du pays. Ce qu’il fait est plus important que le dossier du général Palanga ”, a martelé Me Matadi Wamba À Me Etienne Lombela du collectif de la défense d’ajouter que ce n’est pas la première fois que le général Baseleba s’absente au procès. Il a déjà brillé par son absence pendant trois audiences, avant le début de la phase d’instruction. Aux observateurs de qualifier le comportement du ministère public des manœuvres dilatoires dans le but de tirer en longueur le procès. Cependant, le général magistrat Camille Masungi, juge de céans a apaisé les parties qui se sont montrés déçues de l’attitude de l’organe de la loi, car l’on tend déjà vers la troisième année depuis que le général Palanga est suspendu. Une autre question que se pose les personnes qui suivent ce dossier à la loupe, est de savoir pourquoi le général Baseleba n’arrive pas à venir présenter son réquisitoire ? N’est-il pas toujours en mesure de défendre les faits d’accusation pour lesquels il a déféré ce collègue général devant la barre? On se rappellera lors de la dernière audience du 9 décembre, il avait mandaté le général Franck Molisho de le représenter tout en demandant une remise, dans la mesure où il était toujours en mission de service à l’Est du pays. Pire, d’après une source digne de foi, le général Baseleba n’était pas à l’Est du pays. L’officier était bel et bien présent à Kinshasa. Pourquoi cette contre-vérité?
Décision de renvoi, clé du procès
Jusque-là, la défense bien que sereine, attend toujours rencontrer l’organe poursuivant sur le terrain des preuves. Elle a toujours fait remarquer que la décision de renvoi constitue l’une de clés de ce procès. Car, dans la décision de renvoi qui est l’acte par lequel le ministère public a déféré le général Palanga devant la Haute Cour militaire, il est fait mention de l’arme GP Jéricho en possession du commandant de la LENI. Et pourtant, il n’en est pas ainsi. Le Commissaire Divisionnaire adjoint était pourtant en possession du ” GP de type Stars ” avec un numéro bien identifié. Et le GP de type Jéricho dont l’Auditeur général Baseleba s’est servi, c’est le GP Jéricho appartenant au major Héritier Bonzambo. Alors, le ministère public s’est-il trompé ? A-t-il agi avec précipitation en citant le nom du général Palanga Nawej? Ces questions demeurent pendantes. Mais toutefois, même s’il y a oubli, mais qu’il conviendra de retenir est que d’après les différents experts de la police scientifique et technique et la base logistique, il est démontré que c’est le GP de type Jéricho qui a tiré sur la victime.
Rapport non authentique
Il faut rappeler que le constat fait lors des observations sur le rapport de l’expertise balistique des experts de la police scientifique et technique, a démontré noir sur blanc que le rapport établi par lesdits experts, était purement et simplement le fruit du plagiat dans le but de nuire à la personne du Commissaire Divisionnaire adjoint Palanga. Ce qui a attiré l’attention des observateurs qui s’interrogent sur le crédit que les hauts magistrats pourront accorder à un tel rapport lorsqu’ils vont se retirer dans le secret de la délibération. En tirant toutes les conséquences du droit qui s’imposent, la Haute cour militaire par sa sagesse, constatera certainement que ce rapport est dépourvu du caractère de sincérité et d’authenticité et ne permet pas d’aboutir à la manifestation de la vérité dans cette affaire. Il faut signaler qu’outre la remise sollicitée par l’officier du ministère public Franck Molisho, mandaté par son collègue Baseleba, la partie civile a profité de cette remise pour introduire une requête tendant à requérir la présence de la République, étant donné que l’arme qui a tiré appartient à l’État, de même que le policier qui a tiré.
Prouesses du commandant de la LENI
Dans le chef de la population, l’on continue à louer les prouesses réalisées par le commandant de la LENI dans les différentes interventions sur le terrain. On se rappellera que les autorités se sont toujours félicité du fait d’abord lui-même en tant que véritable commando, ne cesse de former des policiers aguerris lesquels font la fierté de la police nationale en se comportant parfaitement au front. La nation se doit de reconnaître ses mérites. Aussi, faudra-t-il reconnaître que la victime qui a succombé, participait à une formation organisée par l’État congolais, représenté pour la circonstance par le général Palanga Nawej.
N.K.K













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