Me Jean-Marie Anzelia dénonce l’arrestation depuis déjà deux ans de sa cliente la Commissaire supérieure Carine Lokeso Koso, impliquée dans l’assassinat de l’activiste pro démocratie Rossy Mukendi Tshimanga.
Cet avocat conseil de la prévenue Lokeso dénonce le silence de la Haute militaire qui ne parvient pas à fixer la date de la reprise des audiences dans cette affaire au moment où sa cliente est en train de croupir en prison. Il note que jusque-là, le procès n’est pas toujours arrivé à l’étape de la plaidoirie en ce qui concerne les avocats de deux parties en l’occurrence les parties civiles et la défense. Il n’y a que le réquisitoire du ministère public. Il a indiqué que le ministère public étant malade, il ne serait pas intéressant de changer de ministère public à ce stade, puisque le procès risquera de reprendre ” ab ovo”, c’est-à-dire à zéro. À en croire Me Jean-Marie Anzelia, l’inquiétude de la défense a été portée à la connaissance du premier président de la Haute Cour Militaire, le lieutenant général magistrat Joseph Mutombo Katalayi Tiende. À lui de rassurer que le procès devait reprendre au mois de février, qui malheureusement touche à sa fin sans qu’il y ait une suite favorable réservée à cette affaire.
Le conseil de Carine Lokeso s’est inquiété du fait que l’instruction de l’affaire a déjà pris fin et sa cliente attend connaître définitivement son sort. Car, jusque-là, elle souffre moralement. ” Il n’y a pas eu de consigne particulière qu’elle aurait violée. La consigne était générale. La condamner c’est bien, mais il faut avoir des arguments de droit pour justifier et soutenir cette condamnation, et non pas de crier condamnez-le comme à l’époque de Jésus Christ ”, a soutenu l’avocat.
Pour rappel, Carine Lokeso a été condamnée à 10 ans de prison le 10 janvier 2022 par la Cour Militaire de Kinshasa Matete. Elle a interjeté appel devant la Haute Cour Militaire.
Affaire à suivre !
N.K.K













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